ACTE PREMIEfi
BUSCHE, bas.
Le baron Schwartz, conseiller auliquel
CATHERINE
C’est l’éclat des lumières et le bruit des violons qui vous grisent!
SCHWARTZ
Ah! si quelque chose m’enivre, ce n’est pas cela !
CATHERINE
Et quoi donc ?
SCHWARTZ
L’éclat de vos yeux, le son de votre voix I
CATHERINE
Voulez- vous vous taire !...
SCHWARTZ
HélasI plût au ciel qu’un odieux mariage ne vous eût pas liée pour jamais...
CATHERINE
Ahl baron! je vous en prie, ne me parlez pas de cela...
SCHWARTZ
Oui, il y a des souvenirs...
CATHERINE
Cruels, je vous jure!...
SCHWARTZ, serrant la main de Catherine.
PdUVre amie!... (Busche respire de nouveau bruyamment.) EOENIGSUARK, bas.
Tenez- VOUS donc, Rasimus ; c’est intéressant 1
SCHWARTZ
Sait-on ce qu’il est devenu?
CATHERINE
Non!... sous son air de bonhomie, baron, il ne faut pas se dissimuler qu’il était malin comme un singe.
SCHWARTZ
Et brutal!...
CATHERINE
Comme un sanglier!
. KOEMGSMARK, à Buscbe qui fait un mouvement.
Chut!...
CATHERINE
Oser, comme il l’a fait, offenser Son Altesse !
SCHWARTZ
Ah ! ce n’est pas là son plus grand crime à mes yeux !
CATHERINE
Et quel est-il donc?
SCHWARTZ
C’est d’avoir été votre iiiaril...
CATHERINE, sonriaot.
Vraiment?...
SCHWARTZ
Je vous jure que si cela eût continué deux mois de plus, je lui aurais passé mon épée au travers du corps!
CATHERINE, teniiaot la main an baron.
Eh bien! baron! de tous vos compliments voilà celui qui m’est le plus agréable...
BUSCHE, à part.
Merci!... (Kœnlgsmark le pousse pour le faire taire.)
SCHWARTZ
Quand je pense que j’aurais pu’aspirer à cette main charmantel...
CATHERINE, s’éloignant an bras de Schwartz.
Ah!... malheureusement ce n’est qu’un rêve...
SCHTVARTZ.
Qui sait?... Il n’est pas immortel ce Buschel
CATHERINE
Ce n’est pas vous qui auriez passé la vie à vous bourrer la tête d’alchimie, de grammaire et de médecine !...
Ah 1 Dieu !...
CATHERINE
El il dansait!... x
SCHWARTZ, riant.
Comme un oursi... (iis disparaissent.)