SCÈNE V
Les Mêmes, PLATEN.
PLATEN, ît part. ’
Qui parle de poison ?
B'.'SCIIE, è demi-voix.
Mon frère!..,
KOENIGSMARK, bas à Bnscbe.
Qui?... Platen ?... ne vous masquez donc pas! ce serait tout justement le moyen de vous trahir !
BUSCHE, à part. ^
Je suis sur des charbons ardents I
PLATEN, «'avançant an-devant de Kœnigsmark.
Monsieur I...
KOENIGSHARK,, s'inclinant.
.Monsieur !...
PLATEN
Excusez-moi, monsieur; mais je n’ai pas l’honneur... de me reinetlre voire visage.
KOENlÜSMARK.
Cela tient sans doule à ce que vous ne l'avez jamais vu.
PLATEN
AhI... monsieur est étranger?...
KOENIGSUARK.
Et vous?
PLATEN
Moi!... je suis M. Platen, surintendant de la police.
KOENIGSMARK
Oh! voilà qui est bien différent, monsieur! que ne le disiez-vous tout de suite?. . Je suis le comte de Kœnigsmark, gentilhomme suédois!...
PLATEN, saluant.
Monsieur!
KOENIGSMARK
Monsieur!... (Il fait mine de s'éloigner avec Bnsche.)
PLATEN, le retenant.
Pardon !... je serais désolé d’être indiscret; mais... (uontr.int Busche.) Monsieur est un de vo.s compatriotes, sans doute?
KOENIGSMARK
Lui ?... oh! vous le connaissez...
BUSCHE, k part.
Hein?...
PLATEN
Je le connais ?
KOENIGSMARK
De réputation, au moins. ..Rasimus... Ludwig Rasimus.
Rasimus ?
KOENIGSMARK
Ehl oui; ce fameux médecin qui a étonné la moitié de l’Europe de ses cures merveilleuses... Comment, vous ne connaissez pas Rasimus?