ACTE TROISIÈME
Je le sais el Je vous en lais mon bien sincère compliment. M. le duc m’a appris la digniié où il vous élève, et m’a chargé de vous présenter à sa garde.
KOGNIGSMARK.
Sur-le-champ, monsieur. Faites-moi rendre mon épée.
PLATEN
Holà! sergent! rendez son épée à monsieur et faites avancer vos hommes. (Les Trabans entrent^ on rend à Kœoiüsniark ■ou épée.) Soldais, le duc, notre mailre, vous donne M. de Kœnigsmark pour culonei; c'est à lui seul que vous obéirez désormais.
KOBNIGSMAHK.
El vous n’aurez pas affaire à un officier d’antichambre, je vous le promets... (a piaieu.) Quelles sont au juste les attributions de mon emploi, monsieur le comte?
PLATBN.
Mais... vous devez veiller à la sûreté du palais, et vous avez la haute main sur tout ce qui s’y passe.
koenigsmaek.
De sorte que, si je le juge à propos — pour éviter un scandale, par exemple — je peux faire arrêter...
PLATEN
Oh! tout le monde I
KOENIGSMARK
Sans exception?
PLATEN, riant.
Hormis son Altesse bien entendu.
Très-bien 1... Soldats, empoignez monsieuri
PLATEN
Hein? que signifie?...
KOENIGSMARK
Vous m’avez arrêté, mon bon, je vous arrête; chacun son tour. Pardon si je vous quitte, .affaire de service, monsieur le comte!... La comtesse m’attend pour me donner le mot d’ordre. (ll fait quelques pas pour. sortir.)
PLATEN, rurieoi.
Comment, monsieur!... mais, monsieur, c’est un badinage!... Eh!... monsieur!...
KOE.VIGSMARK, se retour laiil, à dcmi-roiï.
.Manche à inanclie! j’ai la belle! (ii tort.)
PLATEN
Morbleu I c’esl trop fort!... Est-ce qu’il s’entend avec ma femme?... Voilà une méchante plaisanlerie, sur ma parole!...