PROLOGUE
K0ENI6SMARK.
L’avez-vous fouillé ?
Pas encore.
LE SERGENT
KCKNIGSHARK.
Voyez s’il n’a pas quelque lettre ?
BUSCIIE, pendanl qa’on le fouille.
Ah 1 seigneur Dieu ! me prendre pour un espion 1 moi, Rasimusl Ludwig Rasimus !
KOENIGSUARK.
Tu te nommes ?
BUSCHE
Rasimus.
KCæNIGSMARK.
Joli nom I... (Aux soldats.) Eh bien?
LE SERGENT
Rien, capitaine.
KCGNIGSMARK .
Bah ! dans le doute.
BUSCHE
Abstiens-toi 1...
KOENIGSMARK
Comme tu dis ! je m’abstiendrai de ne pas te faire pendre.
BUSCHE, tombant & genoux.
Ah!...
MAXIMILIEN, se soulevant à demi.
Quel est ce pauvre diable ?
KæNIGSMARK.
Avez-vous vu dans son sac ?
LE SERGENT
Non, capitaine. (Busche. tmijnurs h genoux, se débarrasse vivement de son sac et le donne aux soldats.)
KOENIGSM.VRK, s’asseyant
Poiit-on faire tant de façons pour cire pendu ?... (Aux soldats.) Voyons ! (Lu sergent vide le sac par terre. Il en tombe no rouleau d’images et quelques brimborions, t is que boites, colliers, etc.)
BUSCHE
Est-ce là le bagage d’un espion ?...
MAXIMILIEN, à part.
Il me semble connaître celle voix.
KOCMGSHARK.
Qu’esl-ce cela ?
BUSCHE
Un miroir magique.
KOEMGSUARK.
Ah I ah I tu le mêles donc aussi d’être sorcier... des colliers, des boites à pommades, des verroteries I... Tout cela n’est pas dangereux. . Et ceci? (Il preud le roaleau de grarares.)
BUSCHE
Des images, monsieur le capitaine !...
KOENIGSMARK, déroulant les gravures.
Et de fort belles images, ma foi!... Histoire véridique et lamentable du Juif errant... Combat do monseigneur saint Michel avec le diable... Oh 1 oh! voici qui est plus moderne... Relaiion oxac'e du mariage et des noces de trèshaut, très-noble el iiès-puissani seigneur le duc Georges de Brunswick... avec irès-hauie, irès-noble el très-puissante princesse... Sophie-Dorolhce. (En prononçant ce dernier mot il se 1ère stnpéfait.)
MAXIMILIEN, s'élançant de son lit.
Que dis-tu?
KOENIGSMARK, aux soldats.
Sortez!... (l os soldats sortent. Busche, lopjours & genoux, regarde avec étonnement Maximilien.)