SCÈNE II
Les Méues, PLÂTEN, quatre Trabans.
PLATEN
Qui va là ?
SCHWARTZ, te retoarnaot.
Hein?... n’esi-ce pas monsieur Platen?
PLATEN
Est-ce vous, monsieur Schwartz?
SCHWARTZ
Moi-même.
PLATEN
Avec ma chère belle-sœur, sans doute?
CATHERINE
Oui, mon cher beau-frère?
La nuit est si noire I... Eh bienl ce coquin de Busche ?
SCHWARTZ
Il a échappé jusqu’ici à toutes les recherches.
PLATEN
J’espère qu’il n’échappera pas aux miennes.
CATHERINE
Et M. de Kœnigsmark? Il est évident qu’il était dans la confldence de mon mari, n’est-ce pas?
PLATEN
Soyez Iranquillel nous éclaircirons tout celai... Est-ce que vous ne rentrez pas? croyez-moi, rentrez! l’air du soir est malsain...
CATHERINE
Mais... vou3*méme!
PLATEN
Je vais chez voire sœur.
CATHERIN^.
Avec cette escorte de Irabans?
L’air du soir est malsain, vous dis-je ; vous ferez bien de rentrer. (a Schwartz.) Bonsoir, monsieur le baron I
SCHWARTZ
Bonsoir, monsieur le comte I...
PLATEN, aux Trabans.
Suivez-moi I... (ll sort arec les Trabaos.)
CATHERINE
Comme il nous a dit cela?... Qu’y a-t-il donc?
SCHWARTZ
Ma foi ! je n’en sais rien ! mais je crois que votre beaufrère a raison ; l’air du soir n’est pas bon à respirer... surtout aux abords de cette pièce d’eau 1
CATHERINE
Que supposez- vous?
SCHWARTZ
Moi... rienl Me permettez-vous de vous reconduire?
CATHERINE
Vous savez bien que je n’ai rien à vous refuser. (Preoant le bras de Schwartz et s’éloignant avec lui.) Ah! baron 1 quand madame Busche s’appellera-t-elle madame Schwartz?...
SCHWARTZ
Bientôt, je l’espère. De manière ou d’autre nous trouverons bien le moyen de supprimer M. Busche, que diable I...
(ils disparaissent.)