REFRAIN
Ensemble
Pour avaler les monts et les vaux D'une allure vive, vive,
II n'est que I'auto et I'aero, A bas les locomotives !
N'oublions jamais que le temps C'est pour nous, d'abord de Targent I Meditons cette belle parole, De ce siecle le symbole :
Rien n'est beau co.mme un homme qui vole^ Les voleurs sont les rois du Present !
ALICE Un mari veut-il semer sa femme...
OLGA Une femme a-t-ell' du vague a Tame...
ALICE S'agit-il d'enPver quelque jeun' fille...
Ensemble Teuf, teuf. on file, on file !
ALICE S'll faut, brusquement, que tu decampes...
COUDER Si tu veux, d'un coup, lacher la rampe...
Ensemble
Vite, allume ton auto, Et va-t-en, presto, presto, C'est I'instrument qu'il te faut I
Apres un temps plus ou moins court Sois sur d'arriver ou tu cours :
ALICE
Yeux-tu la mort, ou bien Tamour?
Va toujours, va toujours !
COUDER
Pour Tun, comme pour Tautre aussi, II faut courir sans nul repit ;
Ensemble
Au bout du fosse, la culbut'...
Tu ne I'as pas vole, ton but !
(Reprise du refrain.)
Pour avaler les monts et les vaux, etc., etc.
OLGA
Du cent a I'heure, a la bonne heure, c'est 9a qui fait mon bonheur I (^a vous fouette le sang, c'est capable de redonner du nerf, meme aux plus affaiblis... pas, mon cheri ?
(Couder s'est affale sur I'ottomane. Olga s'approche de lui et fait mine de I'embrasser.)
COUDER, la repoussant
Je ne partage pas vos transports, soyez moins chaude, je vous prie.
— igi — ^
OLGA M'avez-vous epousee, oui ou non?
Helas!
Alors, il faut tout partager; la galette et les transports. C'est la loi du « conjugo ».
ALICE, pincee
Vous savez que je suis la.
OLGA Oh ! vous ne me genez pas I
ALICE Je n'en dirai pas autant de vous. Madame.
OLGA Alors, la sortie est au fond.
ALICE, bondissant
C'est a moi que vous parlez?
OLGA II en est question.
ALICE, tranchante
C'est assez!
OLGA, furieuse
Faudrait voir a menager vos expressions ! (Ailant secouer Couder.) Je t'avertis, vieux John, qu'elle commence a me courir serieusement sur le systeme. « ta mome laissee pour compte I »
ALICE, rageuse
Vous dites ?
Coupez les chichis ! II en faut davantage pour m'epater. Et la comtesse russe authentique, trouve a Pusage la Princesse Dollar « autant too) que Monsieur son papa I
ALICE, courant a Couder
Papa, on nous nisulte et tu ne dis rien ?
COUDER, rageur, s'enfoncant dans les coussins
Que voulez-vous que je dis ?
OLGA, Ires grande dame
II ferait beau voir que vous « disassiez » quelque chose !
COUDER, se bouchant les oreilles
Oh ! assiez I assiez !
ALICE Cette vie est impossible... II faut en finirl
OLGA, a Alice
II n'y en a qu'une. de « finition » : Mariez-vous ! <^a nous privera du plaisir de vous voir, et 9a vous abattra les nerfs. (Montrant Couder.) Voyez plutot votre paternel ; depuis un an qu'on est ensemble, les a-t-il assez abattus !
Helas !
COUDER
Qu'est-ce que tu as a geindre ? T'es pas 1' mitron, t'es r roi de Por, t'es mon coco gate, un peu gateux, mais 9a n' fait rien ; j'aime les poires blettes.
(Elle s'approche de lui.) COUDER, se retournant
Laissez-moi !
(On entend une come d'autoraobile derriere la scene.)
OLGA
Tiens, c'est la corne de ton cousin... Je la reconnais a son air de famille. Ben vrai, c'qu'on I'avait seme tout d'meme. (Allant au fond.) Arrivez done, sacres lambins !
(Entrent Tom et Dick.)