‹ Princesses dollar: operette en trois actesChapitre 51 sur 62 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Ensemble

Pour avaler les monts et les vaux D'une allure vive, vive,

II n'est que I'auto et I'aero, A bas les locomotives !

N'oublions jamais que le temps C'est pour nous, d'abord de Targent I Meditons cette belle parole, De ce siecle le symbole :

Rien n'est beau co.mme un homme qui vole^ Les voleurs sont les rois du Present !

ALICE Un mari veut-il semer sa femme...

OLGA Une femme a-t-ell' du vague a Tame...

ALICE S'agit-il d'enPver quelque jeun' fille...

Ensemble Teuf, teuf. on file, on file !

ALICE S'll faut, brusquement, que tu decampes...

COUDER Si tu veux, d'un coup, lacher la rampe...

Ensemble

Vite, allume ton auto, Et va-t-en, presto, presto, C'est I'instrument qu'il te faut I

Apres un temps plus ou moins court Sois sur d'arriver ou tu cours :

ALICE

Yeux-tu la mort, ou bien Tamour?

Va toujours, va toujours !

COUDER

Pour Tun, comme pour Tautre aussi, II faut courir sans nul repit ;

Ensemble

Au bout du fosse, la culbut'...

Tu ne I'as pas vole, ton but !

(Reprise du refrain.)

Pour avaler les monts et les vaux, etc., etc.

OLGA

Du cent a I'heure, a la bonne heure, c'est 9a qui fait mon bonheur I (^a vous fouette le sang, c'est capable de redonner du nerf, meme aux plus affaiblis... pas, mon cheri ?

(Couder s'est affale sur I'ottomane. Olga s'approche de lui et fait mine de I'embrasser.)

COUDER, la repoussant

Je ne partage pas vos transports, soyez moins chaude, je vous prie.

— igi — ^

OLGA M'avez-vous epousee, oui ou non?

Helas!

Alors, il faut tout partager; la galette et les transports. C'est la loi du « conjugo ».

ALICE, pincee

Vous savez que je suis la.

OLGA Oh ! vous ne me genez pas I

ALICE Je n'en dirai pas autant de vous. Madame.

OLGA Alors, la sortie est au fond.

ALICE, bondissant

C'est a moi que vous parlez?

OLGA II en est question.

ALICE, tranchante

C'est assez!

OLGA, furieuse

Faudrait voir a menager vos expressions ! (Ailant secouer Couder.) Je t'avertis, vieux John, qu'elle commence a me courir serieusement sur le systeme. « ta mome laissee pour compte I »

ALICE, rageuse

Vous dites ?

Coupez les chichis ! II en faut davantage pour m'epater. Et la comtesse russe authentique, trouve a Pusage la Princesse Dollar « autant too) que Monsieur son papa I

ALICE, courant a Couder

Papa, on nous nisulte et tu ne dis rien ?

COUDER, rageur, s'enfoncant dans les coussins

Que voulez-vous que je dis ?

OLGA, Ires grande dame

II ferait beau voir que vous « disassiez » quelque chose !

COUDER, se bouchant les oreilles

Oh ! assiez I assiez !

ALICE Cette vie est impossible... II faut en finirl

OLGA, a Alice

II n'y en a qu'une. de « finition » : Mariez-vous ! <^a nous privera du plaisir de vous voir, et 9a vous abattra les nerfs. (Montrant Couder.) Voyez plutot votre paternel ; depuis un an qu'on est ensemble, les a-t-il assez abattus !

Helas !

COUDER

Qu'est-ce que tu as a geindre ? T'es pas 1' mitron, t'es r roi de Por, t'es mon coco gate, un peu gateux, mais 9a n' fait rien ; j'aime les poires blettes.

(Elle s'approche de lui.) COUDER, se retournant

Laissez-moi !

(On entend une come d'autoraobile derriere la scene.)

OLGA

Tiens, c'est la corne de ton cousin... Je la reconnais a son air de famille. Ben vrai, c'qu'on I'avait seme tout d'meme. (Allant au fond.) Arrivez done, sacres lambins !

(Entrent Tom et Dick.)

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