‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 200 sur 479 · Les protestants · texte numérisé non relu

Les protestants

l'2. Fautif, sujet à la faute, ou coupable ; mot assez fréquent jusqu'au xvi* siècle.

lô. Qui a lieu de se repentir ; adj.

forme par Montaigne sur le modèle de ceux en al}le (jui ont un sens actif. Cf. p. 36, n. 8.

MONTAIGNE

art, c'est vivre* : qui me défend d'en parler selon mon sens, expérience et usage, qu'il ordonne à rarcliitecte de parler des bâtiments, non selon soi, mais selon son voisin, selon la science d'un autre, non selon la sienne. Si c'est gloire^ de soi-même publier ses valeurs, que ne met Gicero en avant l'éloquence de Hortense^; Uortense, celle de Gicero? A l'aventure entendent-ils que^ je témoigne de moi par ouvrage et etTets, non nuemenl par des paroles. Je peijis principalement mes cogitations^, sujet informe qui ne peut tomber en production ouvragère^: à toute peine le puis-je coucher en ce corps aéré- de la voix. Des plus sages ^ hommes et des plus dévots ont vécu fuyant tous apparents effets^. Les elTets diraient plus de la fortune que de moi*^ : ils témoignent leur rôle, non pas le mien, si ce n'est conjecturalement et incertaihement ; échantillons d'une montre particulière *^ Je m'étale entier : c'est un skeletos^'- où, d'une vue, les veines, les muscles, les tendons paraissent, chaque pièce en son siège; l'effet de la toux en produisait une partie; Tetfet de la pâleur ou batte-

1. « Vivre est le métier que je lui veux apprendre. » (Rousseau, Emile, 1.)

2. Gloire, vaine gloire, vanité, présomption; de soi-même , s\)ontanément, sans en être prié.

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