‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 33 sur 479 · Cf. p. 1, n · texte numérisé non relu

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9. Sentir et p7ier (pitir) pouvaient dans l'ancienne langue se construire avec ri. Cette construction a persisté dans la plupart des dialectes méridionaux. C'est là une de ces « manièi^es de parler familières, non aux François, ains seulement aux Gascons » que Pasquier (Lettres, XIX. 1) reprocha à Montaigne, et que Sorel relève également chez Balzac.

Voy. M. Lanusse. De l'influence {tu dialecte gascon sur la langue française (1895). p. 4-22.

10. Jusqu'à la fin du xvir siècle, on emploie constamment où au

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Mais outre cela, la sollicitude de bien faire, et cette contention de Tànie trop bandée et trop tendue à son entreprise la rompt et l'empêche, ainsi qu'il* advient à l'eau,, qui, par force de se presser, de sa violence et abondance-, ne peut trouver issue en un geulet ouvert. En cette condition de nature de quoi ^ je parle, il y a quand et quand* aussi cela qu'elle demande à être, non pas ébranlée et piquée par ces passions fortes, comme la colère de Cassius (car ce mouvement serait trop âpre) ; elle veut être, non pas secouée, mais sollicitée; elle veut être échauflee et réveillée par les occasions étrangères, présentes et fortuites. Si elle va toute seule, elle ne fait que traîner et languir; l'agitation est sa vie et sa grâce. Je ne me tiens pas bien en ma possession et disposition; le hasard y a plus de droit que moi; l'occasion, la compagnie, le branle même de ma voix tire plus de mon esprit que je n'y trouve lorsque je le sonde et emploie à part moi. Ainsi les paroles en-^ valent mieux que les écrits, s'il y peut avoir choix où il n'y a point de prix 6. Ceci m'advient aussi, que je ne me treuve^ pas où je me cherche, et me treuve plus par

lieu de en^ à^ chez suivis du relatif; lonriiure élégante et rapide, dont la perte est regrettable.

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