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un voisin, un parent, un ami, qui aura plaisir à rne raccointer* et repratiquer en cette image. Les autres ont pris cœur de parler d'eux pour y avoir trouvé le sujet digne et riche; moi, au retours, pour l'avoir trouvé si stérile- et si maigre qu'il n'y peut échoir soupçon d'ostentation. Je juge-^ volontiers des actions d'autrui; des miennes, je donne peu à juger, à cause de leur nihilité*; je ne trouve pas tant de bien en moi que je ne le puisse dire sans rougir. Quel contentement me serait-ce d'ouïr ainsi quelqu'un qui me récitât les moeurs^, le visage, la contenance, les plus communes paroles et les fortunes de mes ancêtres! Combien j'y serais atteiUit'î Vraiment cela partirait d'une mauvaise nature d'avoir à mépris les portraits mêmes de nos amis et pi'édécesseurs<^, la l'orme de leurs vêtements et de leurs armes. J'en conserve l'écriture, le seing, et une épée péculière; et n'ai point chassé de mon cabinet des longues gaules que mon père portait ordinairement en la main : Paterna veslis et anniùus tanto carior est posteris, quanto crcja parentes major affectas'^. Si toutelois ma postérhé est d'initre appétit, j'ainai bien de quoi me revancher; car ils ne sauraient taire moins de compte de moi que j'en ferai d'eux en ce tenq)s-là. font le commerce que j'ai en ceci avec le j)nbnc, c'est que j'emprunte les outils de son /'ciitme, plus soudaine el
convnissnticf, un voisin . oie. (liiSO-S).
1. A me retrouver, à me 1V(''qiienter de nouveau. Accoinfi'r ifuclqu'un fauj. iCnccoinlev de (jKi'lqu'un), lier connaissante avec lui (de a^/ et voint = co(fnitum).