Parties. Cf p. 202, n
LIVIŒ III.
de ma maison. Là je feuillette à cette heure un livre, à cette heure un autre, sans ordre et sans dessein, à pièces décousues. Tantôt je rêve; tantôt j'enregistre et dicte, en me promenant, mes songes que voici. Elle est^ au troisième étage d'une tour; le premier, c'est ma chapelle ; le second, une chambre et sa suite, où je me couche souvent, pour être seul; au-dessus, elle a une grande garde-robe. C'était, au temps passé, le lieu plus inutile^ de ma maison. Je passe là et la plupart des jours de ma vie, et la plupart des heures du jour : je n'y suis jamais la nuit. A sa suite est un cabinet assez poli 5, capable à recevoir du feu pour l'hiver, très plaisanmient percé : et si je ne craignais non plus le soin ipie la dépense (le soin (pii me chasse* de toute besogne), j'y pourrais facilement coudre, à chaque côté, une galerie de cent pas de long et douze de large, \ plain pied, ayant trouvé tous les murs montés, pour autre usage, à la hauteur ([u'il me faut. Tout lieu retiré requiert un promenoir; mes pensées dorment si je les assis; mon esprit ne va pas seul, connue si les jand^es l'agitent; ceux qui étudient sans livre en sont tous là. La tigure en est ronde et n'a Je plat que ce qu'il faut à ma tabln et à mon siège ; et vient m'olïrant, en se courbant, d'unt vue, tous mes livres, rangés sur des pupitres à cinq degrés toiit à l'environ^. Elle a trois vues de riche et libre prospect^, et seize pas de vide en diamètre. En hiver, j'y suis moins continnellement ; car ma maison est juchée sur un tertre, connue dit son nom, et n'a point de pièce plus éventée cjne celle-ci, qui me plaît d'être un peu pénible^ et à l'écart, (ant ponr le fruit de l'exercice (pie pour reculer de moi la presse^. C'est là mon siège .: j'es-
1- C.otto clescripLioli (,jus(|u'à la lin du morceau) est une iuV\. de