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Dénaturent la science en la transmettant

10. On a ditjusqu'auxvii's. fournir quelqu'un de quelque chose, à l'imitation de: pourvoir quelqu'un de quelque chose. On trouvera du

APPENDICES

dresser, de liiy régler ses allures , pourveu quelle aye de soy les pieds, et les jambes droites et capables. G est une bonne drogue que la science, mais nulle drogue n'est asseï forte^ pour se préserver sans altération et corruption, selon le vice du vase qui Vestuye^. Tel a la veuë claire, qui ne Va pas droit te : et par conséquent void le bien, ' et ne le suit pas : et void la science, et m s'en sert pas. La principale ordonnance de Platon en sa republique, c*est donner à ses citoyens selon leur nature^ leur charge. Nature peut tout, et fait tout. Les boiteux sont mal propres aux exercices du corps, et aux exercices de Vesprit les âmes boiteuses"-. Les bastardes et vulgaires sont indignes de la philosophie. Oua^id nous voyons un homme mal chaussé, nous disons que ce n'est pas merveille, s'il est chaussetier. De mesme il semble, que V expérience nous offre souvent, un médecin plus mal médecine, un Théologien moins reformé, et coustumierement un sçavant moins suffisant qu'un autre,

Aristo Chius^ avoit anciennement raison de dire, que les philosophes nuisoieni aux auditeurs^ : d'autant que la plus part des âmes ne se trouvent propres à faire leur profit de telle instruction : qui, si elle ne se met à bien, se viet à mal^ : àcrwTou; ex Aristippi, acerbos ex Zenonis schola exire^.]

En cette belle institution que Xenophon preste aux Perses, nous trouvons qu'ils apprenoient la vertu a leurs enfans, comme les autres nations font les lettres. [Platon dit' que le fils aisnê en leur succession royale, estoit ainsi nourry. Apres sa naissance, on le donnoit, non à des fennnes,

reste 11 11 peu jilus bas (p. 352, 1. 18) l'antre construc'ioii.

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