NTAIGNE A ROME; AUDIENCE AU VATICAN; LES RUINES DE ROME
MONTAIG.NE ET LiyDEX.
M. de Montaigne se fâchait d'y* trouver si grand nombre de Français, qri'il ne trouvait en la rue quasi personne qui ne le saluait en sa langue. Il trouva nouveau le visage d'une si grande cour et si piessée de prélats et gens d'église, et lui sembla plus peuplée d'honnnes riches, et coches, et chevaux, de beaucoup, que nulle autre (pi'il eût jamais vue. Il disait cpié la forme des rues en plusieurs choses, et notannnent pour la nuiltilude des honunes, lui représentait plus Paris que nulle autre où il eût jamais été....
Le '29 de décembre M. •i'Abein'^, (pii était lors ambassadeui", gentilhoimne studieux et fort ami de longue main de M. de Montaigne, fut d'avis (ju'il baisât les pieds au pape^. M. d'Eslissac et lui se mirent dans le coche dudit ambassadeur. Quand iP fut en son audience, il