‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 75 sur 479 · Et a tenu · texte numérisé non relu

Et a tenu

6. L'emploi absolu du participe présent (ou plus exactement du gérondif) des verbes impersonnels a été fréquent jusqu'à la lin dr xvii* siècle : « Après une grande sécheresse venant à pleuvoir..., il s'en prend au ciel de ce (pielle Ha pluie) n'a pas commencé i lu* tôt. » (La Bru\ère.)

De l'éducation.

.4 Madame Diane de FoiXy comtesse de Gurson^,

Je ne vis jamais père, pour bossé ôii leiguièiixque tût son fils, qui laissât de l'avouer; non pourtant, s'il n'est du tout 2 enivré de cette affection, qu'il ne s'aperçoive de sa défaillance^ : mais taill y, a qu'il est sien. Aussi moi, je vois mieux que toUt autre que ce lie sont ici qlie laveries d'homme qui n'a goûté des sciences que la croûte première en son enfance, et n'en a*retenu qu'un général/ et informe visage : un peu de chaque chose, et rien du tout*, à la française. Car en somme, je sais qu'il y a une médecine, une jurisprudence, quatre parties en la mathématique^, et grossièrement ce à quoi elles visent; et à l'aventure encore sais-je la prétention des sciences en général au service de notre vie^: mais d'y enfoncer plus avant, de m'être rongé les ongles à l'étude d'AristotC) monarque de la doctrine moderne ^ où opmiàtré

1. Diane de Foix-Gandaile. fille de Frédéric de Foix, captai de Buch, épousa en 1579 Louis de Foix. comte de Gui^son, qui périt au combat de Moncrabeau, près Nérac, aux côtés du roi de Navarre, le 29 juillet 1587. Montaigne était très lié avec cette ianiille; t'est à Paul de Foix, l'un des frères de Diane, qu'il avait dédié les Vey^s français de La Boétie, publiés par lui en 1571 ; il avait eu une grande part au mariage dé Diane elle-même, comme il le dit dans quelques lignes que nous n'avons pas insérées, et c'est pour l'enfant qu'elle atterulait alors qu'il a écrit ce tietit traité d'éducation.

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