LIVRE
après quelque science, je ne l'ai jamais fait; ni n'est art* de quoi je pusse peindre seulement les premiers linéaments; et n'est enfant des classes moyennes qui ne se puisse dire plus savant que mpi, qui n'ai seulement pas de quoi l'examiner sur sa première leçon; et si l'on m'y force, je suis contraint, assez ineptemenl, d'en tiixM* quelque matière de propos universel, sur quoi j'examine son jugement naturel : leçon qui leur est autant inconnue connue à moi la leur.
Je ii'ai dressé commerce avec aucun livre solide, siiu)n Plutarque et Seneque*, où je puise comme les Danaïdes, remplissant et versant sans cesse; j'en attache quelque chose à ce papier: à moi, si peu que rien^.
L'histoire, c'est mon gibier en matière de livres, ou la poésie, que j'aime d'une particulière inclination : car, comme disait (.leanthes^, tout ainsi que la voix contrainte dans rétn)it canal d'une trenq)etle sort plus aiguë et plus forte, ainsi me semhle-il que la sentence^, pressée aux^ pieds nombreux de la poésie, s'élance bien plus brusquement et me fiert' d'une plus vive secousse. Ouant aux facultés naturelles qui sont en moi, de quoi c'est ici l'essai, je les setis lléchir sous la charge : "mes coikeplions et mon jugetnent nv marche^ qu'à tâtons, chancelaiil, [)r(mchanl et choppatit ^ ; et quand je suis allé le plus avant (pie je puis, si *^ ne me suis-je aucune-