‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 93 sur 479 · l.ë travail eixlul'cU à la · texte numérisé non relu

l.ë travail eixlul'cU à la

IIVRE L

cices, pQiir le dresser à la peine j5t àpreté de la dislocation, de la colique, du cautère et de la geôle aussi et (Je la torture. Car de ces dernières-ici, encore peut-il être en prise, qui regardent les bons, selon le temps, comnie les mécl^ants*. Npus en sommes ^ l'épreuve; quiconque cornhat les lois menace les gens de bien d'escourgées 2 et de la corde.

Et piiis, l'autorité du gouverneur, qui doit être souveraine sur lui, s'interrompt et s'empôcbe par la présence des parents : joint que ce respect que la famille lui porfe^, la connaissance des moyens et grandeurs de sa maison, ce ne sont, à mon opinion, pas légères incommodités en cet âge.

En cette école du commerce des hommes, j'ai souvent remarqué ce vice, qu'au lieu de prendre connaissanc(2 d'autrui, nous ne travaillons qu'à la donner de nous, et sonin]es plus en peine de débiter^ notre marchandise, que d'en acquérir de nouvelle : le silence et la modestie sont qualités très-commodes à la conversation. On dressera cet enfant à être épargnant et ménager de sa suflisance, quand il l'aura acquise ; à ne se formaliser point des sottises et fables qui se diront en sa présence; car c'est une incivile importunité de choquer tout ce qui n'est pas de notre appétit^. Qu'il î^e contente^ de se corriger soi-même, et iie senible pas reprocher à autrui tout ce qu'il refuse à faire, ni contraster aux mœurs publiques : licet sapere sine pompai sine invidia''.

1. Cesdernières,c.-à-d. la peine ot râpreté de la p;eôle et de la torture ; il y est exposé {en prise) parce qu'elles menacent anjonrd'Iiui lès bons comme les méchauls ; allusion aux guerres civiles.

2. Fouet fait de plusieurs coui' roies, du prcfixe es [ex) et de l'anc. h', corgée (lat. pop. coriald, lanière de cuir, de cojnum).

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