LIVRE I
omnia, quœ prœscripla et imper ata sinty defendatj necessiinie ul/a cogitur^.
Si son gouverneur lient de mon humeur, il lui formera la volonté à être très-loyal serviteur de son prince et très-affectionné et très-courageux; mais il lui refroidira l'envie de s'y attacher autrement que par un devoir publique"^. Outre plusieurs autres inconvénients qui blessent uotre liberté par ces obligations particulières, le jugement d'un homme gagé et acheté, ou il^ est moins entier et moins libre, ou il esl taché ^ et d'imprudence et d'ingratitude. Un pur courtisan ne peut avoir ni loi ni volonté de dire et penser que favorablement d'un maître qui, parmi tant de milliers d'autres sujets, l'a choisi pour le nourrir et élever de sa main : cette faveur et utilité corrompent, non sans quelque raison, sa franchise^ et l'éblouissent : pourtant^ voit on coutumièrement le langage de ces gens-là divers à tout autre langage en un étal, et de peu de foi en telle matière'.
Que sa conscience et sa vertu reluisent en son parler, et n'aient que la raison pour conduite^. Qu'on lui fasse entendre que de confesser la faute qu'il découvrira en son propre discours, encore qu'elle ne soit aperçue que par lui, c'est un elYel de jugement ef de sincérité, qui sont les principales parties qu'il cherche ; que l'opiniàtrer^ et contest(u^ sont qualités comnumes, plus apparentes aux plus basses âmes ; que se raviser et se corriger.
pont la liberté do pouvoir clian- '^er d'avis, se raviser.
1. « Nuil(î iî<''cessité no ToMij^o (io (U'i'ondre ce qu'on voudrait iinpiMituisonicnt lui proscrire. » Ci- L^éron, A cari., II, 5.) Ce qui suit jusqu'à la fm de l'alinéa) est une atlci. de 1595.
1. Montaiprne mit lui-même ce pn'copte eu pi aticpie. Voir Introd.
— Sur puhliiiuc. cf. p. -19, n. G.
ô. // est explétif et représente
jiif/rmt'nt.
•4. Tax»'. accusé.