PRIVILÈGES
PRIX. On appelle prix d^ine marchandise sa valeur en écliange, exprimée au moyen d'une certaine quotité d'une autre marchandise déterminée, contre laquelle elle doit être échangée. — Il ne suffit pas de connaître que la relation de prix de deux marchandises a changé pour .juger de quel côté provient le changement. — On appelle coûteuse la marchandise dont le prix est élevé, si on le compare à d'autres mar« chandises de la même nature ; et chère, quand on la compare avec ellemêiiie et avec le prix moyen qu'elle a en d'autres lieux ou en d'autres temps, 99. — On entend par pria? courant le prix en argent obtenu pour une marchandise quelconque par suite de la concurrence, n. 2. — La fixation des prix est le résultat régulier d'une lutte entre des intérêts opposés. — S'il convient aux deux parties de conclure l'affaire , il en résulte un juste prix ou prix moyen^ dans lequel chacun trouve son compte. -— Au point de vue de l'économie publique ou de l'économie universelle, les valeurs échangées sont égales, iOO; — pourvu que la libre concurrence existe, 112. — En régie générale, le rapport de prix entre deux espèces de marchandises dépend du rapport de Voffre et de la demande. — Pour l'acheteur, la valeur en usage de la marchandise et les moyens dont il disposé établissent la limite du maximum de prix ; de la part du vendeur, la limite du prix minimum est fixée par les frais de production, 101. — Peu d'auteurs ont reconnu que tout acheteur est en même temps vendeur, n. 3. — Les biens dont les frais de produc* tion sont égaux ont régulièrement une valeur en échange égale, 107; — dans les limites du même domaine économique, 126. — Toute diminution de frais de production profite aux producteurs d'abord, et ensuite aux consommateurs. — Quanta la réalisation d'un gros bénéfice sur une petite quantité de marchandises, ou d'un bénéfice moindre en vendant davantage, les nations arriérées s'arrêtent au premier, et les nations civilisées au second de ces deux partis. — Le second est plus conforme à rintérêt général de l'humanité, et, d la longue, plus avantageux à Tentrepreneur, 108. — Effets de la diminution du prix courant au-dessous
CVI TABLB AI^ALYTIQUE
deé Mis de piSoducUon, i09. ~ La plupart des bieiis sont produits en même temps atec des frais trés-diiïéreDls. — H faut distinguer les marehaudises dout le mode de production au meilleur compte peut être accru à volonté^ et celles pour lesquelles on est obligé de recourir à un mode de production plus coûteux, 110. — Le prix d'une marchandise et le rapport qui s'établit entre TofTre et la demande agissent réciproquement l'un èur Tauire, 111. —Somme toute, les prix s'établissent d'uoe manièie de plus en plus régulière d mesure que la culture économique se développe et que la civilisation rapproche Tacheteur du vendeur. — Chez les peuples en décadence, on remarque une marché rétrograde et des âuctualions de prix considérables. — ■ La plus grande stabilité dans les prix est fort avantageuse à Téconomie publique, 115. — Une mesure de prix invariable et universelle serait d'une grnnde importance eil économie polUique. — Si Ton entend par là un bien de telle nature qu'il conserve constamment une valeur en échange unilbrme vis -il- vis des autres biens, on poursuit uiie chimère. — Il faut trouver un bien sur lequel les éléments qui influent sur la flxation dtl prix agiraient de même en tout temps, 127. —Critique de la dofelrine de Smilh'et de celle de Ricardo, qui prehnent le travail humain comme mesure du prix, 128. — Lorsque leà taletirs à comparer sont de la même époc|ue, les métaux précieux sont la véritable mesure du prix. — Si lès valeurs à comparer appartiennent^Â des époques différentes, il faut recourir au prix courant de toutes les choses hécessaires ou utiles à la vie durant les mêmes époques.—Le salaire et le prix du 6/é exercent une grande influence dans CJellé appréciation, 129. — Pltts l'économie publique se développe et plus renchérissent les biens pour la production desquels la nature remplit le rôle d'agent principal; on Voit baisser au contraire le prix des bbjets que le capital et le travail concourent à créer, 130. — Marche progressive qjue suivent beaucoup de produits bruts, 131. — Les prix tendent à s'élever d'abord pour les biens qui sont placés dans les conditions les plus favorables â la recherche d'un marché, l32. — Les prodtiits qui, dés le principe, n'ont pu être obtentis que par le tratail, feoriSëbirent une iinifortalté de prix plus régulière. — Qudiil aux matières |)rëmiéres qui ne sont qu'un objet A* occupation et non de produétiôn, le prdgrè^ économiqde rië péttl rlën changer â letir valeur, 133. ^ Les produits dé Vîndustriè diininuent de prix proportionnelleihent âh progrès de là ctilture étonomlquë. — Chei les peuples d'une culttli'e àvadbée, te prix des marchandises baisse surtout lorsqu'il dépend dë^ relations ddfnffierdàleS.— Ce (^riribipe ne s^dppliqué guère SiUxserbices pèi^sùhnets^ 134. ~ Toute Variation importante dans le rapport établi entré les trois bràridhes de devenu èrilraine urië variation àii pl-ix des ifriarchandiSéâ, 19if. ^^ Lorsqu'une des ti'ois branches de revenu s'e^t l'èlâtltéttieht aeôi'ùé, il él^t de rintèrét de l'efitt^èlirëneur aussi bien que
DBS MATlÈRBSi CVII
du public de la remplacer par ade autre sorle moins coûleuse, i98. — Le commerce extérieur fournit de grandes ressources de ce gehre. — Mais elles ne doivent être employées que si des cohsidérations puisées dans un intérêt national ne commandent point une exception, 199. — En ce qui concerne le commerce extérieur, il ne faut pas craindre qu'une nation puisse être vaincue par une nation rivale, 200.
PRODUCTION DES BIEl^S. Sous la dénominalion de production^ on entend la création de valeurs. — La production économique n'a pas pour but unique la création à*utilités nouvelles ; car plus la production s'améliore et plus s'accroît la salisfaclion que le producteur rencontre dans son œuvre, 30. — Tonte production économique exige ordinairement l'action simultanée des trois fadeurs, la nature, le travail et le capital, — La nature ne produit guère que la valeur en échange, 40. — Le ra|)pori qui s'établit entre les trois facteurs se modifie suivant la nature des diverses branches de la production. — L'histoire de presque toute Véconomie publique se divise en trois grandes périodes qui correspondent à l'emploi successivement prédominant de chacun des trois facteurs, 47.
PRODUCTIVITÉ des divers genres de travaux. — Points de vue différents auxquels on se place pour apprécier la productivité. ■— Il faut distinguer la productivité économique de la productivité technique, 62, n. 1. — Tout ouvrier dont les services sont convetiabletneot employés et rétribués a fait un travail productif. — Ce n'est point le travail luimême qu'on utilise et qu'on paye, mais bien le produit, 63. — Il existe sur ce point une différence importante entre Véconomie privée ^iVéco^ nomie générale ; celle-là mesure le caractère productif à la valeur en échange, ei celle-ci à la valeur en usage, — Véconomie nationale tient le milieu entre l'économie générale et l'économie privée. — On ne devrait, à la rigueur, a p peler pro^tictt/s que les travaux qui contribuent à raccroissement de la richesse universelle. — Pour qu'un travail soit productif, il ne faut pas qu'il ail lieu au détriment d'autres travaux encore plus indispensables, et il importe beaucoup qu'il existe une. juste proportion entre les diverses branches du travail, 65. — Proportion entre les ouvriers de diverses professions en Europe, n. 4. — En ce qui concerne le degré de productivité, le travail le plus productif est celui qui donne le plus de satisfaction aux besoins économiques avec la plus petite dépense de forces, 66, — V. Doctrines relatives à la productivité.
PRODUIT NBT^ 147, 254. — Préféré, 116.
Pt^OFlT DE L'ENTREPRENEUR. L'essence d'une entreprise boosiste a produire pour le commerce, à ses propres ri^c|ues et périls. — Le prô/ît de Ventreprèntut 6béit aux mêrfles lois que le salaire du travail, 198. — Et il dépend des mêhiés circonslatices. — AU inilidli d'une
CVIli TABLE ANALYTIQUE
civilisation peu avancée, le profit de l'entrepreneur tend, comme le taux deTînlérét, à décroître, 196. — Le profit de Tentrepreneur est, de toutes les branches du revenu national, celle qui crée le plus de fortunes nouvelles» 196 bis»
PROLÉTARIAT, 7i, 78, 113, 115, 154, 163, 174, 204, 239, 253. 258, 259, 262.
PROPRIÉTÉ FONCIÈRE. La propriété foncière individuelle est d'origine plus récente que la propriété du capital.— Sans la propriété foncière, chacun n'obtiendrait les produits indispensables pour ses besoins quotidiens qu'en qualité inférieure, avec infiniment plus de peine, et avec une certitude beaucoup moins fondée, 87. — Partout où la terre est peu mélangée de capital et de travail, la propriété foncière est peu développée. — Cependant, le sentiment absolu de la propriété n'est pas aussi énergique pour les terres labourables, etc., que pour les capitaux. — L'appropriation des forces de la nature repose plus encore sur des motifs d'utilité générale que sur des raisons de droit, 88. — Importance politique, 154, 155, 159, 199, 200, 202. —Sécurité, 152.
PROPRIÉTÉ PRIVÉE. Repose sur le travail, 177 et n. 2.
RENTE FONCIÈRE. La rente foncière esl le prix payé pour utiliser les forces naturelles que leur union avec le sol rend susceptibles d'appropriation, 149. — Tout fermage comprend presque toujours, outre la rente foncière proprement dite, l'intérêt des capitaux, plus ou moins étroitement unis au sol, n. 1.— La rente foncière est d'autant plus élevée que la différence de fertilité est plus grande entre les meilleures terres et les plus mauvaises. — Le fermier peut laisser la rente foncière au propriétaire ; il lui reste la rémunération de son capital et de son travail, 150. — Il se forme réellement une rente foncière lorsque, pour répondre au besoin général, on doit appliquer sur le même terrain des capitaux et de^ efforts d'un rendement différent. — La différence dans l'avantage de la situation des terres agit de la même manière que la différence de fertilité, 151. -^ La rente foncière d'un pays égale au moins la somme de toutes les différences entre le rendement des capitaux le moins productifs, consacrés A la culture, et le rendement des capitaux le mieux employés. — La rente normale n'est point la conséquence du droit de propriété et ne saurait s'expliquer par une mystérieuse faculté de production, inhérente à la terre, 152. ^ La rente ne constitue pas un élément de prix pour la totalité de Tapprovisionnemcnt, 153. — Le prix d'achat d'une terre dépend de Télévation de la rente qu'on'en retire, comparée avec l'intôi^ét du capital employé à l'ac-