‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 149 sur 179 · PARTIE I. SECT. IV. CHAP. V · texte numérisé non relu

PARTIE I. SECT. IV. CHAP. V

Dans le tuyau incliné BC, la pression contre un point S est représentée par la hauteur AB, moins la hauteur due à la vitesse dans le tuyau, et si cette derniere hauteur est égale à la premiere, la pression en S est nulle.

Dans le tuyau HIKL, où le centre de la gueulebée est au-dessous de celui de la prise d’eau, en tirant la droite HL, la pression au point I sera égale à AH—10, moins encore la hanteur due à la vitesse; et celle au point K sera égale àAH+PK, moins la hauteur due à la vitesse. Dans le tuyau DEFG, où la gueule-bée est plus élevée que la prise d’eau, en tirant l'horizontale GR, la pression au point E est égale à AR—EM, moins encore la hauteur due à la vitesse dans le tuyau; et celle au point F sera égale à AR+FN, moins la hauteur due à la même vitesse.

Quelque charge et quelque figure qu'on puisse donner à un tuyau, la pression qu’un point quelconque éprouve rentre dans la regle générale.

Cette connaissance est relative à deux objets im:

portants : le premier, est de déterminer la force qu’on doit donner à un tuyau, pour résister à la pression qu’on veut lui faire éprouver ; et dans cette vue on doit toujours supposer la vitesse nulle. Plusieurs auteurs ont donné à ‘ce sujet tout ce que l'expériente peut indiquer, eu égard aux différentes matieres propres à faire des conduites. Le second, dont nous traiterons en particulier , est de déterminer les écoulements par des ouvertures latérales, dont la force motrice est la pression,

Fig. a5.

Nous en déduitons naturellement la théorie des jets d’eau.

254. Pour juger de l'intensité de la pression, il paraît qu’il n’estrien de plus simple que de mesurer l'écoulement par une ouverture faite à la paroi; aussi M. l'abbé Bossut s'est-il servi de ée moyen. Un tuyau horizontal de 16 lignes de diametre ,quiavait servi aux autres expériences, a été percé d’une petite ouverture latérale, dont on a mesuré la dépense, le bout du tuyau étant d'abord fermé, et ensuite ouvert, avec des charges et des longueurs différentes ; le diametre de lorifice n’est pas parfaitement connu , quoiqu'il soit estimé d’environ 3 lignes +; mais on a vu par expérience, que quand | le tuyau était bouché, cet orifice, qui était placé

sensiblement au niveau de l'axe du tuyau, donnait 196 pouces cubes par minutes sous la charge totale de 12 pouces, et 274 pouces soûs celle de 24 pouces. En désignant toujours par x les hauteurs dues aux vitessés à l’orifice dans chaque cas,

lès dépenses sont ptoportionrielles à av eV ag—K.

Mais cômimé, sous la même charge totale, les vitesses varient très-peu, on peut considérer K commé constant, et les dépenses comme proportionnelles à L” x ; les valeurs dé x sont, dans tous les cas, égales à la éhargè entiere H, moins celle qui imprime Ja vitessé dans le tuyau. Or ; lorsque le tuyau est ouvert, éette différence n’est autre choée que la hauteur due à la résistance ou à la pression, qu’il ést'toujours facile de calculer, d’a- . près la formule du mouvement uniforme. Quand,

PARTIE I. SECT. IV. GHAP. Y. 353 au contraire, ce tuyau est bouché, ce cas se rapporte exactement à celui de la formule (G), dans

A°H laquelle | T—,, 4e ; mais. dans . cette expé- | F6 p°

rience, la valeur de # = L & etai petite relativement

à celle de 4°, qu'elle r'iniflue que de quelques dixiemes de pouce sur la valeur des dépenses; et, comme M: l’abb#Bossut a négligé les décimales ; nous pouvons de même.négliger cette petite quantité, et supposer xH, quand le tuyau est bou-

ché. Si, dans ce cas, nous représentons par D la:

dépense connue de l’orifite$et par d sa dépense, quand le tuyau est ouvert, on aura la proportion

VE: Va: : D:d— D/5.

255, Pour connaître donc les dépenses que devait faire, suivant la théorie, l’orifice percé dans la paroi du tuyau, lorsque son extrémité était ouverte, et les comparer avec celles de l'expérience, ilfaut d’abord calculer, comme nous l'avons fait, les vitesses des tuyaux ouverts, relativement à leur charge, à leur diametre et à leur. longueur ( ces vitesses sont rapportées dans le tableau comparatif (55), aux expériences marquées de numéros semblables à ceux de la deuxieme colonne du tableau suivant);retrancher ensuite la hauteur due à cette vitesse avec contraction , de la hauteur entiere de la charge H; le reste, désigné par x, sera la charge relative à la dépense cherchée.

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