THÉORIE DU LIT DES FLEUVES. LEUR ÉTADLISSEMENT
57. J USQU'ICI nous avons considéré le mouvement de l’eau soas le rapport unique de la vitesse moyenne que prend un courant , en vertu de l'égalité qui existe nécessatremerit entre la force de la pesanteur qui l'oblige à s’écouler , et la somme des résistances qui doivent être vaincues par cette force. On a vu par le tableau qui pré- Cede , que cette loi d'égalité est observée , et fidèlement suivie dans toutes sortes de lits, depuis le lit circulaire des tuyaux de conduite jusqu'aux lits rectangulaires , trapezes et irréguliers, soit qu'ils aient beaucoup de largeur avec peu de profondeur , soit que la profondeur égale et surpasse la largeur. Nous allons examiner dans eette deuxieme section la variété que l'art jou la nature met dans la figure du lit des fleuves , les vitesses des divers filets d’eau qui en composent la masse, Paction du courant contre son lit, la résistance du ht eontre le courant, l'équilibre entre ces deux puissances ; d’où nait la stabilité du lit, l’établissement originaire du lit des fleuves, le tracé de ce lit, et la loi des sinuosités qui s’y forment. naturellement. Tous ces objets nous conduiront à une connaissance assez exacte de la nature des fleuves,
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