Tome I
98 PRINCIPES D'HYDAAULIQUE le sol qui compose le lit soit de nature à téder # son action : dans le cas contraire, c’est-à-dire si la vitesse est trop petite? et que l’eau du fleuve se trouve, habituellement ou par intervalles, chargée de limon et d’autres ratieres hétérogenes ’ spécifiquement plus pesantes que l'eau, ces matieres forment dans le lit un dépôt qui le releve, et qui tend à en diminuer la section. Il y a une variété infinie dans la nature des terrains qui forment le lit des rivieres : tantôt c’est de l'argile, dont la qualité varie beaucoup, selon les pays; tantôt c'est de la glaise; ici c’est un gros sable anguleux et rude ; là c’est un sable arrondi ou fin : beaucoup de rivieres coulent sur du gravier , dont les petites masses varient par la gros: seur, la pesanteur et la figure ; d’autres roulent sur des:galets et des pierres à fusil ; il y en a enfin dont le lit paraît avoir été originairement creusé dans un sol argileux ou calcaire , qui s’est pétrifié & la longue ; et qui a aujourd’hui toute la dureté du rocher.
À chaque nature de terrain répond üne inertie plus où moins grande, qui peut résister à une vitesse de courant donnée , qui céderait à une plus grande, et qui l'emporterait sur une plus petite. Si la vitesse est trop grande, le lit se creusera et s'élargira ; si elle est exacte, il aura de la stabilité; si enfin elle est trop petite, l'eau trouble y dépor sera son hmon.
71. Nous avons fait plasieurs expériences, pour déterminer à quelles vitesses sont capables de
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