PARTIR !. SECT, IT. CHAP. V
sans qu’il soit survenu de changement à la pente générale ; comme sa dépense n’est point augmentée, quoique la section soit devenue plus grande, la vitesse diminuera nécessairement dans la partie du lit qui se trouvera altérée, et les dépôts successifs des accrues répareront le dommage, et remettront le lit et les berges dans leur état primitif et ordinaire. |
. Il est vrai qu’on voit quelquefois dans les rivieres la profondeur suppléer à la largeur , ou la largeur à la profondeur ; mais c’est toujours un état forcé, puisqu'’alors la pente de la surface de l'eau en est troublée ,.et qu’elle n’a plus d’uniformité ; on est donc fondé, quand cela arrive, à supposer l'existence de quelque obstacle caché, qui oblige l’eau à substituer une des dimensions de son Bt à PA ; et on peut conclure que le on voit une rive fort plate, et l’autre beaucoup plus rapide, on peut assurer que l’une est formée d'un terrain sans consistançe , et l’autre, d'un sol plus tenace, ou que le fond du lit est irrégulier, et que le courant se jette contre la rive da plus droite, et menace de la raiDEr ; CAT le, lit doit naturellement observer de la régularité dans,la symmétrie de la section, . Lee
84. l'ai déja dit que la figure. naturelle d'un lit creusé dans la terre-ne peut pas être rectangulaire, parce que les terres communes ne peuvent se soutenir à plomb, sans s'ébouler,.en prenant un talud quelconque : cette. raison exclut apssi la
ir8 PRINCIPÈS' D HYÉRAULIQUE.
formé démi-circulaire. La fotmie ! trapeze , éompôsée de trois lignes droites, offratit des taluds suffisants, sympathise dävantagé avec la nature des terres ; mais Peau n'aime point fes liphes droites ;' si Part tés emploié, elles sont bientôt attaquées. pat te flüide, dont ‘elles gênent l'indépendante , où recouvertes et enskvelies souk des dépôts dé mon qui reproche à l'artiste l'inutilité de so travait. Lé fond dù lit, formé bar la hature, est üne ébürbe qui, à partir du fnilieu du céuthrit , sé réleve insensibleinent' ét dé jus en plus the leg bords, ; eh’ préportiénnafit à rbiéür desds' pentes ä'là diifhtion dés vitessés des filets d’éau , ét à Vénerpie des moléculés” Sa Et’ qui dofvènt lür résister. |
Si 4 section du lit etait un denti - béréle BCD,
fx vitébsé en C serait, avec: ‘celle en A ,'datis un rippoit qui dépend ; ééréfédôus l' avdi Vi, de l'intensité de la vitesse méblé rüäis cétte esse à la péri serait la méme dans toûtè 14 circbñférence BCD : or, là rive verticale aux Hordi Det B; ne peut: subsistér sdhs éboüleent ; d’où il süit . que lé it prendra là fglie. GCEF. Le rapport de la vitessè thx poihis A'ët C'poürra dertteurer côbforrhe--a la loï, mais’1d' ÿÎtesse au pôint f' sera plus petite qu ‘elle n’était auparavant'én D et en É, ét cell ait boint fer mélndre que cëlle en C, inaïs plus grandlé que bélle en F. Lés vitésses 4 a parôi vont durit éhn -décfoissant pär degtés dépuis C' jusqu’en F, tandis que la‘roideur des plans exprimés par R éburbe, sur lesquets sont
PARTIE I. SECT. I! CHAP. V.. 119 situées les molécules terreuses qui font le lit, va er augmentant ; la vitesse en F reste finie, et lobliquité du talud qui eonvient à la nature dà terrain reste finie aussi. Ainsi, au point C, c’està -dire sur un plan horizontal , les molécules ont plus d'énergie pour résister au choc de l’eau et à ses touiñoiemètits ; qüi les attaquetit quelquefois dans toùs les dèns ; mais aussi la vitessé à la paroi est plus grande qu'ailleurs. Au point E , la pente du plan donne plus d'avantagè à l'eau , pour détacher la moléeute du lit , et la faire desceridre eù bas, où l'emporter aveë elle ; maïs la vitesse est moindre, et æitisi dés dutres points. Concluons donc qu'afin que la ffeûre de la Section soit permanente et durable , il faut qué l’inclinaison des plans, dont l’ensemble forme la eourbé du tit, doit relative à la vitesse des filets d'eau qui se méuvent le long de ces plans, et à la ténacité du terrain, dont la variété influe sur'le parametre de cette courbe.
85. D'aprés toutes ces considérations, on pourrait douter si le régime exact peut subsister dans le coude d’une riviere, au point où elle se détourne pour prendre une noüvelle direction: peut: être qu’à la rrgaeur il est inrpossible que le régime ÿ soit permanent, sur-tout si la riviere est sujette audi zecrues périodiques; mais l'expérience prouve que ; quand l’eau a travaillé elle-même l’arrondhissément d'un coude pendant un grand nombre d'années, toutes choses s’y arrangent de manieré que, par certaines compensations , et suivant certaines lois, qui y sont trés-bien observées, ce
fig. 9-
coude acquiert une stabilité sensible. Les conditions les plus indispensables pour cela sont renfermées dans la proposition suivante.
PROROSITION.
: 86. Pour que le lit d’une riviere ait de la sta-
bilité à l’arrondissement d’un coude, il faut, 1° que la profondeur de l'eau y soit plus grande
qu'ailleurs. 2° Que le fil d’eau du milieu du lit,
après ayoir frappé la digue ou la rive concave de l'arrondissement , soit réfléchi sous lemème angle
dans la ligne du milieu du lit en-dessous du coude.
3" Que l’angle d'incidence soit proportionné à la ténacité du terrain. 4 Qu'il y ait à ce coude une augmentation de pente, ou une charge capable de vaincre la résistance du coude.