‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 90 sur 179 · ___ PARTIE.L SECT. II. CHAP. VII · texte numérisé non relu

___ PARTIE.L SECT. II. CHAP. VII

valles égaux ,.sa.pente est composée de celle qui

est nécessaire pour vaincre la résistance de son

lit, conformément à l formule du mouvement

uniforme ; plus celle qui est nécessaire pour vaincre k résistance: de ses coudes |

107. Soit donc une riviere qui a des sinuosités , telles que, sur la longueur de 600 toises, elle forme un certain nombre de coudes, composés ensemble d’un certain nombre de bricoles, dont les angles sont connus , et que sa vitesse moyenne soit de 20 pouces par seconde : si je veux connaître sa pente entière sur 600 toises, je commencerai par chercher , au moyen de la formule (Bo) , quelle est la valeur de b, eu égard à sa vitesse et à son rayon moyen, en exprimant par + la pente nécessaire pour vaincre la résistance du lit. Supposons que cette pente soit 7, qui revient à deux pouces pour une longueur de 600 toises ou de 43200 pouces ; mais s'il s'y fait ro bricoles, de 30 degrés chacune, sur cette même longueur, je chercherai par la formule Y+= quelle est l'augmenttation de charge ou de pente qui convient pour vaincre la résistance de ces 10 bricoles ; je la trouverai de 5 de pouce, qui, ajoutés à à pouces, font une pente totale de 2 pouces 8 lignes sur une longueur de 600 toises , qui peut enfin être exprimée par +.

On voit par cet exemple qu’une: pente réelle,

égale à —— ne produit réellement qu’une vitesse

due à —-—, à cause de la résistance des coudes ; ce qui confirme ce que j'ai dit, que les sinuosités

des rivieres sont un moyen que la nature emploie pour hâter l'établissement de la vitesse de régime, malgré l'excès apparent de la pente. Il est un second moyen, l'élargissement du lit : nous.en parlerons tout-à-l'heure en traitant des accrues permanentes.

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