A CTI O N DU C L I M A T I N T E K TR O PIC A L
Et encore ces moyennes laissent-elles naturellement de côté les extrêmes de certaines heures du jour et de certains jours. Des conditions plus sévères au point de vue de la sécrétion sudorale se rencontrent à chaque instant, notamment à mesure qu’on se rapproche de l’équateur et de l’anneau de vapeurs qui, dans ces parages, fait peser sur la nature entière, avec une chaleur lourde, une tension aqueuse excessive et permanente.
Dans son rapport médical sur la navigation de la frégate la P allas, en i883, M. le docteur Castel, médecin principal de la marine, signalait en ces termes les impressions ressenties par l’équipage : « Cette traversée de 24 jours (de Rio-de-Janeiro à Dakar) fut rendue très pénible par l’élévation de la température et l’humidité constante que nous trouvions dans ces latitudes à cette époque de l’année (fin mars). Le corps étant toujours couvert de sueur et comme en pleine macération, l’appétit se perdait, les forces diminuaient et l’on voyait sur beaucoup de nos hommes se manifester un certain degré d’anémie. »
A Grand-Bassam (côte occidentale d’Afrique), au commencement du mois dejuin, le service météorologique du bord relevait les indications suivantes (moyennes du 9 au i3 juin) :