CHAP. 11 — PRINCIPE DE L'ÉVOLUTION SOCIALE
réellement approprié à la chose : il suffira de rappeler que Toxydation caractéristique de la vie se fait toujours avec dégagement d'ÉNERciE, c'est-à-dire de chaleur, travail mécanique, électricité, etc.
La conséquence de ce grand fait général, c'est que l'homme lutte sans cesse pour l'élévation du rendement de ses efforts, pour l'accroissement de son bien-être : il lutte inconsciemment, il lutte parce que la loi énergétique lui commande de rechercher la meilleure existence.
11 est donc dans la nature même des choses, qu'au sein des sociétés, les hommes tendent sans cesse à augmenter leur bien-être. Ils désirent, et désireront de plus en plus, sous peine de déchéance vitale, tout ce qui est indispensable à leur nourriture, à leur vêtement, à leur logement, à leur protection, à leur distraction (1),
(i) Il n'est pas douteux qu'il faille ranger dans les besoins fondamentaux des hommes tout ce (jui est relatif à leur distraction normale.
en quantité et en qualité appropriées à leur tempérament, à leur état de santé, au lieu et à la contrée quils habitent, à leur genre de travail.
En d'autres termes, ces objets de consommation générale devront fatalement être mis en quantités toujours croissantes à la disposition des hommes.
Qu'est-ce à dire, sinon qu'il faudra les PRODUIRE en quantités toujours plus grandes?
Car, d'où viendraient-elles bien, si on ne les produisait pas ?
C'est la production qui génère le bien-être; c'est donc bien la production qu'il faut, dans
UNE société bien ORGANISÉE, ASSURER AVANT TOUTE CHOSE.
Pour ce qui est de la répartition du bienêtre, si elle est défectueuse — et elle l'est évidemment, elle l'a toujours été, — il faut travailler sans cesse, comme on l'a toujours fait d'ailleurs, à l'améliorer; mais il est essentiel d'y