JOUR DE T
RAVAIL.
Toial
De ces chiffres il résulte que l'élimination de l'acide carbonique, dans l'état de santé, est approximativement deux fois plus forte que l'absorption d'oxygène pendant le jour, et que le contraire a lieu pendant la nuit.
La quantité pour 100 d'acide carbonique éliminé en vingt-quatre hejres, et d'oxygène absorbé, se partage, dans le rapport suivant, le jour et la nuii, pendant le repos et le travail :
POUR 100 PARTIES d'acide CARROMQCE BXHALi
POCa 100 PARTIES n'oXTCftlIE ABSORBé
pendant le jour.
pendant la nuit.
pendant le jour.
pendant la nuit.
Repos
Travail
Ces résultats montrent que, même dans le repos le plus absolu qu'il soit possible d'atteindre, il y a un antagonisme évident entre Texcrétion d'acide carbonique et l'absorption d'oxygène, pendant le jour, et pendant la nuit. L'état de veille suffit seul pour activer les transformations des éléments, et pour augmenter la formation d'acide carbonique ; résultat d'ailleurs facile à comprendre, car il est impossible de supprimer complètement tous les mouvements volontaires. Pendant les jours de travail, l'antagonisme est bien plus marqué encore; il y a une plus grande élimination d'acide carbonique, et une plus grande absorption d'oxygène; une plus grande quantité d'acide carbonique est rejetée pendant le jour, une plus grande quantité d'oxygène est absorbée pendant la nuit.
Des expériences faites par Henneberg sur deux bœufs ont donné des résultats semblables. Il a toujours trouvé que l'acide carbonique exhalé pendant le jour contient beaucoup plus d'oxygène qu'il n'y a d'oxygène absorbé pendant le même temps; il semble donc que la respiration, plus fréquente et plus profonde pendant le travail physique, ne dépend pas de la nécessité d'ab-
soriier de l'oxygène, mais de chasser TaciSe carbonique produit, et de modérer Télévation de la température du sang. Comme, déplus, l'absorption d*oxygène pendant le jour reste la même, qu'il y ait repos ou tra- ?ail, il n y a pas d'écart sensible entre l'élimination de l'acide carbonique pendant la nuit, car, toutes choses égales d'ailleurs, l'élimination d'acide carbonique pendant la nuit est corrélative de l'absorption d'oxygène pendant la journée.
L'élimination de l'eau est deux fois et demie plus grande pendant le travail que pendant le repos, et se répartit assez exactement pendant la nuit et le jour.
La quantité d'azole contenue dans les matières alimentaires, est égale à celle que le sujet mis en expérience élimine, en vingt-quatre heures, par le rein et le canal intestinal. Dès qu'un terme de cette égalité augmente ou diminue, l'autre terme augmente ou diminue dans la même proportion.
Voit a constaté que le mouvement musculaire n'amène pas une destruction plus grande de matières albuminoides que le repos le plus complet. 11 plaça un chien dans une cage et l'y maintint immobile, il le mit ensuite dans une roue de trois mètres, que l'animal fit tourner en marchant, jusqu'à ce qu'elle eût accompli 1,700 tours. Le chien, après un jeûne de quatre jours, rendit 12 grammes d'urée, après avoir mangé 1 ,500 grammes de viande, lUO grammes d'urée, aussi bien dans les journées de repos que dans les journées de travail.
Des résultats semblables s'observent chez l'homme ;
un sujet soumis à l'expérience, expulsa pendant le jour de repos 57 grammes d'urée; soumis ensuite à un travail fatiguant qui lui fit éprouver une grande la^situde, il évacua exactement la même quantité d'urée; le travail n'augmente donc pas cet le sécrétion. On constata de plus que la quantité d'azote éliminée par les reins et le canal intestinal est égale à celle que contiennent les aliments ; mais l'urée est éliminée en plus grande abondance pendant le jour que pendant la nuit, et en quantité proportionnelle à l'acide carbonique exhalé.
Influence de la nowriture. — Les expériences de RegnaultetReiset sur les herbivores, celles de Pettenkoffer et Voit sur les carnivores, ont mis hors de doute qu'en vingt-quatre heures la proportion d'oxygène absorbé, et d'acide carbonique exhalé, est en rapport avec la composition de la nourriture. Pettenkoffer et Voit ont trouvé que sur des chiens, mis pendant vingt-quatre heures en expérience, l'oxygène absorbé et l'acide carbonique exhalé sont dans le rapport de 100 à 82, avec une nourriture purement animale. Si on ajoute des matières grasses à la viande ou l'albumine, la quantité d'acide carbonique descend à 73, et, avec une nourriture amylacée, sucrée, elle s'élève à 100. Avec une nourriture composée d'un mélange de viande, de sucre ou d'amidon, ce chiffre peut même atteindre 140 chez les chiens. Il oscille ordinairement, chez l'homme soumis à une nourriture moyenne, entre 88 et 98.
Les expériences rapportées plus haut montrent que les chiffres trouvés ne sont vrais et comparables qu'à la condition d'embrasser une période de vingt-quatre
heures, c'est-à-dire le jour et la nuit. Elles prouvent que les oxydations dans Téconomie ne sont pas instantanées, que l'oxygène absorbé reste dans l'organisme à un état latent avant de passer à l'état d'eau et d'acide carbonique, et que, pendant la nuit, l'oxygène s'accumule dans les tissus et les organes, proportionnellement à la quantité de matières albuminoïdes renfermées dans la nourriture, et à la nécessité de suffire aux besoins de la journée qui suit.
Inflitence des états pathologiques. - — Le rapport entre la quantité d'oxygène absorbé pendant le jour et pendant la nuit, est très-différent pendant les maladies. Sur un sujet de vingt et un ans atteint de diabète, Pettenkoffer et Voit trouvèrent les chiffres suivanls:
fPOQCBS.
ACIDB CAR- BORIQDS.