MONS
Golfe du Hainaut.
TOURNAT.
Cap Nord du golfe.
au à hemipneustes.
t de Ciply à fissuri-
itra.
\ grise de Spiennes.
i de Nouvelles à Ma-
3 d'Obourg à Belem-
tella.
3 de Saint- Vast à 0.
Icata.
Craie de Lezenne à M.
testudinarium.
Craie de Lille à M. bre-
viporus.
îe de' Mézières (Les
ris).
iboU. ( Marnes à silex,
Htoiiei. ] à Inoceramus
ièvei. ( Labiatus.
Marne de Gruson
Bouvines.
Marne de Cysoing.
et
ïourtia de Tournay supérieur.
Tourtia gompholite à Terebratula biplicata.
mie de Bracquegnies.
BELLIGNIES.
Cap Sud du golfe,
Marnes à Terebratuli-
nés.
Marnes à Inoc. labiatus
ou J. problematicus.
Marnes de Boussières.
Glauconie à Pecten as-
per. Glauconie à Pecten as
per.
Sarrazin .de Bellignies.
Gaize?
Gault d'Avesnes.
foraminilères qui y fourmillent ; ce sont des échinîdes, des brachiopodeS) des monomyaires presque exclusivement et quelques poissons (béryx).
Comme exemple de subdivision des couches, nous donnons un tableau des couches crétacées du nord de ' la France, où Ton peut remarquer différents faciès de la même couche, tableau coUationné après une étude de visu sur les travaux récents de MM. Cornet et Briard (1), Gosselet (2), Chelonneix (3), Barrois (4), etc.
11 y a beaucoup à dire sur la craie blanche, c'est une question à Tordre dii jour depuis que les sondages de l'Atlantique ont révélé un dépôt semblable dans les grandes profondeurs.
Laissons s'exprimer l'un des maîtres qui a le plus étudié le dragage, M. Carpenter, et qui dit en terminant son étude sur les matières et la faune qu'il a rencontrées (5) : « En effet, cette substance n'est pas seulece ment un dépôt crétacé, mais bien la continuation du « dépôt crétacé,de sorte que l'on peut dire que noussom- (( mes encore dans la période crétacée . Ce qui le prouve, M à part l'identité des animaux rencontrés (pois- « sons, foraminifères, brachiopodes, échinides), c'est la « stratigraphie ; car, comme les oscillations de la partie
(1) Étude sur la craie blanche du Hainaut. Mons, 1869.
(2) Couches de la fosse Saint-Guesnain, à Douai. A/ém. de la Soc. des sciences de Lille , 1868.
(3) Assises crétacées du Blanc-Nez. Mém. de la Soc. des sciences de Lille, 1872.
(4) Comparaison du crétacé du Blanc-Nez et de celui de Saint- Omer. Mém. de la Soc. des sciences de Lille, 1873.
(5) Carpenter, Revue des cours scienti figues, t. VI, p . 503.
TERRAIN CRÉTACÉ. 9â
« septentrionale de l'hémisphère nord n'ont pas dé- <c passé 450 mètres, depuis le commencement de Té- « poque tertiaire, une partie considérable du fond de <c l'Atlantique a dû être constamment submergée « pendant loute la durée de l'époque tertiaire et « quartenaire. » « Ainsi la période crétacée a dû con- « stamment durer, et nous y sommes encore; les « changements observés sur les points terrestres que « nous considérons ne sont que des modications lo- « cales causées par des oscillations migrantes passa- « gères de rivage, etc. »
Il importe de bien préciser le sens de ces paroles, elles ne signifient pas que la craie du fond de l'Atlantique qui se dépose actuellement est celle de nos continents, elle est seulement de « même période » ; car statigraphiquement, c'est bien une autre couche, bien supérieure ; aussi éloignée par sa faune transformée de la craie blanche de Meudon à Micraster Brogniarti que celle-ci l'est de la craie à Micraster cor anguinum supérieure elle-même à la craie à Micraster breviporus, mais liée à elle par des transitions insensibles. La craie de l'Atlantique actuel est un type crétacé, mais un type crétacé moderne distinct d'une quantité secondaire si Ton regarde les énormes différences qui séparent quelquefois deux couches successives, mais d'une quantité trèsappréciable de Tancien type crétacé, ayant un simple caractère de sous-assise. Il* existe donc probablement certain point de l'Atlantique, où, sous le dépôt mo-» derne. Userait possible de trouver des types intermédiaires contemporains des divers terrains tertiaires,
avant d'arriver en creusant davantage, jusqu'au type inférieur bien nettement contemporain, par la continuité stratigraphique latérale et par la faune du crétacé continental.
A côté d'un point à sédimentation continue n'en est-il pas d'autres où aucun sédiment ne s'est déposé depuis les périodes anciennes et qui, dès lors, ont été les contemporains de plusieurs anciens dépôts? Nous croyons que de même qu'il y a des falaises crétacées ou tertiaires, même siluriennes habitées par la faune actuelle, de même, il peut se trouver des bas-fonds présentant, depuis de longues époques, le même aspect sans qu'il s'y soit opéré de dépôt et sans qu'ils soient pour cela contemporains des plus récents.
Nous allons étudier un autre point de la question, en consacrant un paragraphe aux couches crétacées surmontant la craie blanche, dont nous n'avons pas encore parlé et que les géologues dans leurs traités généraux ont réuni au sénonien. Nous voulons parler de la craie à Belemnitella, de celle à brachiopodes, qu'on rencontre à Meudon, à Maêstricht, à Mons, Royan, Sainte- Colombe (Manche), etc.
La position de ces dépôts est intéressante, car ils indiquent, pour nous, des rivages successifs en marquant certainement le littoral de points plus profonds de la blanche.
C'est après mûre réflexion que nous proposons cette idée qui sera considérée par beaucoup comme une une hérésie funeste aux intérêts de la science; delà science théorique préconçue, nous le croyons en effet»
TEBBATN CRÉTACÉ. 95
mais pas contraire, nous en sommes convaincus, à l'observation stricte, impartiale des faits.
Nous sommes persuadés que les lambeaux de la craie jaune supérieure placés au pourtour des bassins correspondent à des couches plus anciennes placées dans la direction de la pleine mer. Qu'on jette les yeux sur notre tableau du crétacé, qu'on étudie les colonnes intitulées : Douai, Blanc-Nez Pleine-Mer, et Mons Golfe du Hainaut, on sera frappé de voir que si d'une part la craie à Micraster n'existe pas à Mons, la craie à bélemnites n'existe pas à Douai, que ces deux termes semblent s'exclure, que forcément les couches inférieures ont dû avoir un rivage qu'on aurait retrouvé dans le Hainaut s'il n'était pas celui que nous osons indiquer; et que la dénudation eut dû laisser au moins quelque chose de tous les dépôts supérieurs à ceux du Micraster, s'ils avaient existé dans le Nord. Je sais que dans tel bassin, à Paris, par exemple, le dépôt à bélemnites de Meudon succède régulièrement à celui à Micraster. Mais alors, nous pensons que le dépôt à bélemnites de Meudon est contemporain d'un dépôt de pleine mer éloigné au nord renfermant des Micraster; de la même façon qu'il a fallu que la craie à Micraster de Meudon ait eu un rivage plus au sud à bélemnites, aussi différent d'âge du dépôt à bélemnites de Meudon, que le dépôt sud à Micraster diffère du dépôt nord renfermant les mêmes Micraster (1).
(1) n faut penser que souvent une lacune dans la sédimentation n'indique pas forcément l'absence de la mer à une époque, nous connaissons nombre de points actuels sous-marins où il ne
96 tRINCItES DE GÉOLOGIE.
Il s'agit là simplement de rechercher les étapes successives de retrait d'un dépôt profond s'éloignant à l'ouest, remplacé par un haut fond et reproduisant dans des conditions bathimétriques semblables des formes à peu près identiques. 11 y aurait ici à user largement du système graphique à biseau de Constant Prévost, au lieu du système à lignes parallèles infinies et immuables de certains classificateurs modernes, mais nous reviendrons sur ce sujet dans la troisième partie de ce livre.
se forme pas de sédiments ; dans la Manche, par exemple, où les courants sont très-violents, sur le rivage des landes dans les Basses-Pyrénées, à côté d'endroits où il se forme journellement des sédiments d'une grande épaisseur, il est des fonds comme la fosse du cap Breton où il ne se dépose aucune matière. L'absence de dépôt n'est souvent qu'iine lacUne apjparentei