‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 19 sur 119 · L AZOTE · texte numérisé non relu

L AZOTE

! OXIG.

d’après »

Thomson.

Id.

point

doct. Ure.

Thomson.

point

Id.

doct. Ure.

(0 Doctor Thomson’s Annals of Philosophy for an gust 1819, vol. XIV, p, 95. 1 " u

Etiloct. Ure, Journal périodique ties Sciences, y XIV P* ^9°- ’

HOUILLES

Les expériences du docteur Thomson s’accordent très bien avec les faits connus relativement aux diverses espèces de houille; mais il paraîtrait que le docteur Ure n’a pas opéré sur un véritable échantillon de carpnel-coal , autrement il aurait obtenu une plus grande quantité d hydro-" gène ; ou bien peut-être s’est-il trompé en plaçant dans la colonne de l’hydrogène la quantité qui devait être portée a celle de i’oxigène , et réciproquement. Le docteur Thomson fait, a 1 occasion de ses propres essais, la remarque suivante: <c Ces expériences, quelque imparfaites quelles soient, peuvent être d’une utilité très réelle pour guider les manufacturiers dans le choix de la houille, d’après l’objet particulier qu’ils se proposent; elles prouvent que la bonté d’une espèce de houille ne dépend pas autant de la quantité de carbone qu’elle contient , que de la proportion qui y existe entre le carbone et l’hydrogène. Si l’on a pour objet la conversion de la bouille en. cohe, ou si l’on a besoin de se procurer un feu ardent et d’une longue durée, il faut choisir les espèces qui contiennent la plus grande proportion de carbone, et la plus petite d’hydrogène. Si, au contraire, on veut se procurer du gaz, il laut choisir les espèces qui contiennent la plus grande

HOUILLES. 53

proportion d’hydrogène comparée à celle du carbone » (i).

On peut aussi remarquer que l’azote étant incombustible j et exigeant une grande chaleur pour se convertir en gaz, l’effet du combustible sera d autant plus grand qu’il entrera moins d’azote dans sa composition. Si l’on connaissait un moyen de le forcer à rester dans l’état solide, alors il serait nul quant à la production de la chaleur ; peut-être la vraie cause qui empêche l’asote de produire de la chaleur, lorsqu’il se combine avec de nouveaux corps, tient-elle à ce qu’il donne naissance a des composés gazeux qui demandent autant de chaleur que les corps dont ils résultent.

iil 9î3 /JOiiO ul ü£IËtj ’'rf j f

Quand un combustible contient de l’oxigène, cet oxigene entraîne autant de chaleur qu’il en faut pour donner une forme gazeuze aux combinaisons dans lesquelles il entre , à moins qu’il n’arnve que cette combinaison forme un gaz qui se condense ; car dans ce dernier cas son effet serait neutralisé. 11 paraît donc qu’il n’est pas avantageux qu’un combustible contienne soit de l’oxigène , soit de l’azote.

(0 Annals of Philosophy , vol. X1Y p, q5.

HOUILLES

Un combustible qui contient de l’hydrogène-, doit perdre une grande partie de son effet toutes les fois que cet hydrogène s’en échappe à l’état de gaz ; car le calorique latent du gaz hydrogène est plus considérable que celui d’aucun autre gaz. Quand le gaz se consume , on économise environ un tiers de la chaleur, en supposant que le produit s’échappe à l’état de vapeur • et , si cette vapeur peut être condensée de* manière à tirer parti de sa chaleur, alors on obtient le plus grand effet possible de cette espèce de combustible (i)„ Lorsque le combustible qu’on emploie contient peu d’hydrogène, il est plus économique d’abandonner au hasard sa consommation, du moins dans le cas où il faudrait ajouter un appareil

(i) Si le calorique latent des corps gazeux a été déterminé avec précision pour chaque gaz simple, et pour les gaz composés, on peut calculer d’avance avec plus de certitude l’effet d’un combustible. Il est aisé de voir que le plus haut degré de chaleur sera produit par la combustion d’un corps dans son état gazeux. Sir Humphrey Davy a fait quelques expériences pour déterminer la proportion de chaleur que produit la combustion des corps gazeux dans les mêmes circonstances. L’effet était mesuré par la chaleur communiquée à de l’huile d’olive dans un temps donné, l’huile étant d’abord portée à 21 2° ( 8o° R. ) , afin de prévenir l’effet du calorique latent de la vapeur produite pendant la combustion.

HOUILLES

compliqué pour en obtenir la chaleur. Au reste, il paraît très évident que la houille produira rarement plus d’effet que le coke qui en provient. Seulement , quand on l’emploie dans son état naturel , la quantité de gaz léger qu’elle donne rend la fumée plus légère, accélère son déplacement, et augmente le tirage * * en meme temps la quantité de flamme est plus grande, et, si le courant d’air est dirigé de manière à porter la flamme sur la surface qu’on veut chauffer, on obtient plus promptement l’effet du combustible. 11 est évident que si le combustible contient de l’eau , il perdra rie son effet en proportion de ce qu’il faut de chaleur pour convertir cette eau eu vapeur.

Ces remarques donneront au lecteur une idée assez exacte de l'avantage qu’offrent certaines es-

Le gaz oïé fiant a élevé la température de

l’huile de* . 58°. ( a5° R. )

Le gaz hydrogène . . . 26 (1 1 , 77 R.)

Le gaz hydrogène sulfuré . . . 20 (90 R.)

Le gaz de la houille. . . . (6°2 R.)

Le gaz acide carbonique . . 6 (2,71 K.)

( Nouvelles recherches sur la flamme, Transact, phil. ,

*817 ), ou Magasin philos., vol. L, p. 7. Si le calorique latent de la vapeur formée avait produit son effet, l’hydrogène aurait été placé au haut de l’échelle, comme il l est dans les expériences de IVL Dalton.

•?6 BOIS A BRU L Eft.

pècés de houille, et elles feront voir que ceux-làen** tendent mal ce qui a rapport à cet objet , qui supposent que la manière d’opérer dont on a obtenu du succès avec une espèce doit réussir avec toutes les autres.

••• .5 ? l ‘ -s'> À J. £ .A Ol ■' „$ ^-.A .T X £? a J J K. -3-*.? A d ^

f ./ ; ‘ . if h' *i jr

: ■ ■ \ • •• * •/ i ; f f ? y ^ 1 « S '* fi g q h ff | ■ ? * ç > ^ f ;■ J »

' • f £ - J •••J MJ U 'ô"J { I J pi><? £tJXÜ itICii '.nf,

27. Dans les beux où le bois est employé comme combustible, on a éprouvé que son effet, pour produire la chaleur, dépend considérablement de son état de sécheresse. Le comte de Rumford a démontré , par plusieurs expériences, que l’effet dû bois sec est bien supérieur à celui du bois vert (1). Le bois vert contient un tiers environ de son poids d’eau. Ainsi, la diminution d’effet peut être évaluée par les principes établis à la fin de l’article précédent. L’espèce de bois est aussi une cause de différence. D’après les expériences du comte de Rumford , le tilleul est celui de tous les bois qui donne une plus grande chaleur; ou s’en convaincra eh examinant le tableau que nous donnons un peu plus loin. Le bois a brûler nécessite un bien plus grand espace pouv son emploi que le foyer où l’on consume du

(1) Essais on heat., vol. II, p. 88.

BOIS A BRULER

charbon. Il est avantageux dele couper en bûches petites et courtes ? surtout quand on a besoin d’un feu vif.

En se servant de ses chaudières perfectionnées , le comte de Rumford a fait bouillir 20,1 livres d’eau a la température de la glace , avec une livre de bois de pin bien sec (1) * ce qui est la même chose que d'élever d’un degré la température d’un pied cube d’eau avec 0,0172 livres; donc, 3,i livres feraient bouillir un pied cube d’eau prise au point de la congélation , et 2 livres un quart suffiraient pour pousser à l’ébullition la même quantité d’eau prise à la température moyenne. Enfin , 19 livres un quart du même bois sec réduiraient en vapeur un pied cube d’eau prise à cette dernière température; la même quantité de pin vert produirait un effet d’un septième moins considérable. Le pied cube de pin pèse , quand il est sec , environ 34 livres (î).

Le hêtre donne beaucoup moins de chaleur que le pin ; le comte de Rumford a employé 1 livre de ce bois sec, pour porter à l’ébullition 14, 33 fivres d’eau prise au point de congélation ; c’est 0,0242 livres pour élever d’un degré la température

(0 Essays on heat, etc., yol. îf, p. 88.

BOTS A B1UJLER.

dun pied cube d’eau • il faudrait dope t\ ,36 livres pour faire bouillir un pied cube d’eau prise au point de la glace, et près de 3,9 livres, si l’eau était prise à la température moyenne. De sorte que 27 livres seraient nécessaires pour réduire en vapeur un pied cube d’eau mise dans la chaudière à la température moyenne. Le pied cube de hêtre sec pèse environ 44 livres.

Le chêne, suivant Hassenfratz (1), donne un peu plus de chaleur que le pin , puisque 18 livres de ce bois peuvent réduire en vapeur un pied cube d’eau. Mais la quantité nécessaire dépend beaucoup de la qualité du bois ; et peut-être ap-* procherait-on davantage de la quantité moyenne nécessaire pour produire cet effet, en la portant de 20 à 3o livres.

D’après Fossombroni, le bois produit assez de chaleur dans sa combustion, pour évaporer le double de son poids d’eau , ou pour préparer les deux tiers de son poids de sel (2). Le comte de Rumford a obtenu , dans ses expériences , environ un tiers d’effet de plus avec le bois ; ce qui doit, sans doute, être attribué à sa plus grande habileté.

(1) Traité de fart du charpentier, p. 166.

(2) Docteur Young’s Nat, Philos. , vol. Il , p. 4* * •

BOIS A BRULER. 5g

Le résultat moyen d’un grand nombre d’autres expériences faites par Hassenfratz , sur la chaleur développée par la combustion de différentes espèces de bois , a été 4° livres de glace fondue par une livre de bois, ce qui équivaut à 62 livres et demie de glace fondue avec i,5 6 livres de bois. Il a essayé 28 espèces de bois vert ou sec. Son plus faible résultat a été 32 livres de place ; et le plus élevé 49 livres fondues avec une livre de bois (1). Mais il ne faudrait pas calculer d’après ces expériences • car, ou bien on a porté sur la glace une plus grande partie de la chaleur émanée du bois , que celle qu’on aurait pu faire agir sur une chaudière 5 ou bien l’effet du bois a été aidé par d autres causes. Il est bien connu qu’il est plus nuisible qu’utile de laisser en contact , avec une chaudière, la fumée d’un fourneau , quand elle n’a pas une chaleur au moins égale à celle de l’eau bouillante ; et cependant cette meme fumée pourrait fondre de la glace avec laquelle on la tiendrait en contact aussi long-temps que possible. Ainsi, les expériences sur la fusion de la glace ne peuvent être appliquées à la détermination de l’effet du combustible dans la pro-

(f) Diet, de Phys. , art. Combustion, Encycl. méthod*

BOIS A BRULER

d notion de la vapeur. Si les expériences sur la glace font connaître la quantité entière de chaleur produite par une quantité donnée de combustible, il s’ensuivra qu’on ne peut évaluer son effet utile pour la production de la vapeur , qu’à la moitié au plus de la quantité réelle de chaleur dégagée. Quoi qu’il en soit, les expériences sur la quantité de glace fondue par une quantité donnée de combustible sont utiles pour la comparaison des effets des différentes espèces.

28. La Table suivante contient les résultats d’expériences faites par le comte de Rumford sur la chaleur qui se dégage pendant la combustion de différentes espèces de bois (1). J’y ai ajouté deux colonnes , afin de montrer l’effet de cette chaleur , pour faire bouillir l’eau et pour produire de la vapeur , en supposant que l’effet utile ne soit que la moitié de celui produit pour la fonte de la glace.

(1) Doctor Thomson’s System of Chemistry ; yol. I , f>. 149, 5e édit.

BOIS A BRÛLER

» 'UM .«rjOfr'îl'UMÏX?

ESPÈCES de bois.

Page 1