‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 21 sur 119 · LIBRES · texte numérisé non relu

LIBRES

b pour faire bouillir 1 pied cube d’eau prise à 90 R.

livres

nécessaires pour réduire en vapeur

1 pied cube.

fin j > .

Il est nécessaire de remarquer qne l’âge des arbres doit apporter une grande différence dans les résultats des expériences faites sur les mêmes espèces de bois. Si l’on compare les nombres delà dernière colonne de la Table précédente avec ceux déduits des expériences du comte de Rumford ,

TOURBES

rapportées ci-devant (art. 27), on verra qu’elles sont à peu près d’accord ; et elles coïncident presque aussi avec les expériences d’FIassenfratz , sur la quantité de glace fondue par une quantité de bois donnée.

De la Tourbe.

29. La qualité de la tourbe varie selon les endroits où elle se forme ; elle dépend du plus ou du moins d’écoulement des eaux ; de la nature des plantes qui y croissent , de l’espèce et de la quantité d’alluvion déposée parmi les débris de matière végétale. La pesanteur spécifique de la tourbe varie beaucoup , et lorsqu’il ne s’y mêle pas de gravier, sa qualité, comme combustible, dépend, en grande partie, de sa densité. Elle est quelquefois assez pesante pour ne pas se soutenir sur l’eau, et assez compacte pour donner, en brûlant, presque autant de flamme que certains charbons. Le docteur Mac Culloch, dans un écrit fort intéressant sur ce sujet (1) , a considéré les tour-

(1) Edimburgh , phil. Journal, vol. II, p. 4°* De docteur M. Culloch y donne la liste des plantes qui contribuent principalement à former les tourbes. Voyez aussi son ouvrage intitulé Description of the Western Islands of Scotland , v. 1 , p. 1 2.7.

TOURBES

l>es comme pouvant être comprises dans îes divisions suivantes, savoir: tourbe de montagne, tourbe de marais, tourbe de lacs, tourbe de forêt et tourbe marine. De toutes ces espèces, la tourbe de montagne a le moins de valeur, étant d’un tissu lâche, et n’ayant pas une épaisseur moyenne de plus d’un pied.

La tourbe, en ne la considérant que comme combustible , peut être divisée en deux sortes, La première est compacte et pesante , d’une couleur noire tirant sur le brun , et n’offrant presque aucun vestige de son origine* c’est la meilleure

espèce. Quand elle est allumée , elle conserve le feu très long-temps.

La seconde sorte est légère et spongieuse , de couleur brune , et ressemble à une masse de plantes mortes et d’e racines qui ont éprouvé très peu d altération. Elle s’enflamme vite, et se consume promptement.

La tourbe répand en brûlant mie odeur désagréable à ceux qui n’y sont pas accoutumés * elle donne une chaleur douce et agréable , mais n’est pas propre à fournir un bon combustible pour le service des chaudières à vapeur; elle convient beaucoup mieux aux conduits de chaleur. Elle varie dans ses qualités. Quelques espèces brûlent vite et donnent une flamme brillante ; d’autres

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brûlent lentement, et, suivant Clément et Desormes (i), ne produisent que la cinquième partie de la chaleur qu’on obtiendrait d’un poids égal de charbon de bois, ce qui s’accorde à peu près avec la proportion établie par Blavier et Miche; 11 faudrait donc environ 53,6 livres de bonne tourbe pour réduire en vapeur un pied cube d’eau prise à la température moyenne ; c’est-à-dire qu’elle peut réduire en vapeur 7,6 de son poids d’eau. Les opérations et la dépense, pour extraire et sécher la tourbe , sont considérables 5 et ce travail doit se faire dans une saison qui est en général peu commode* car c’est le temps où les travaux de la campagne exigent le plus de bras. On pourrait abréger ce travail en soumettant la tourbe à la presse, pour en extraire l’humidité, ainsi que l’a proposé le docteur Lind. Cette opération la rendrait plus compacte et plus durable ■

au feu. On y emploierait avec avantage la presse dite de Bramah. On l’abrégerait encore , en employant une chaleur artificielle, et en faisant servir à cet effet une certaine quantité de tourbe pour en rendre une beaucoup plus grande portion propre à servir de combustible. Ce dernier

(?) Dictionnaire de Physique, t. Iï7 p. 47$,

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