‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 45 sur 119 · IJ · texte numérisé non relu

IJ

h • „ •• b . W bv

” B -h V • BqTT- • F+T Sera donc

égal à la quantité d’air impur entraîné par la

ventilation dans une unité de temps ; mais lorsque

la chambre aura été occupée par le nombre dé

personnes déterminé pendant un temps t, la

quantité d’air impur évacuée sera à la quantité de

ce même air produite dans le même temps

■fuip é'optws ■miMiiptèi/ vh to'da t

t; /--4-^ro~6 I — bY . ( r ,

no b

I A A. ALTÉRATION DE l’âIR ATMOSPHÉRIQUE,

ou comme

En faisant

jYt zz

La somme de cette progression est

et en mettant à la place de m sa propre valeur ,

le rapport sera i — {—J :

Or , quelle que soit la valeur que l’on donne a e, il est évident que dans le cas d’une diffusion coinpiété, la quantité d’air impur qui est produite ne peut pas être évacuée si v est plus petit que B ;

car dans tous les cas où v est moindre que B, le

temps doit être infiniment grand.

ions allons prouver à present que lorsqu’il

existe un certain degré de ventilation en pleine activité, la quantité de gaz non-respirable tend constamment à s’approcher d’une limite qu’elle ne peut jamais dépasser. En effet, soit n la quantité d’air non -respirable mêlé à l’air atmosphérique, et ocn la quantité de laquelle il s’approche, mais sans pouvoir la dépasser. Si cet air

ALTÉRATION DE 'l’AIR ATMOSPHÉRIQUE, I zJ5

devenait égal en quantité a xn , alors xnv serait l’expression de la quantité évacuée pendant un

accroissement de la quantité pour que Pair

non respirable ne puisse plus augmenter, il faut donc

que xnv = et par conséquent ar ;

mais nous avons démontré que ce n’est que dans la supposition d’un temps infiniment grand que cet équilibre exact entre la quantité d’air non respirable produite, et celle qui s’évacue, peut avoir lieu.

L’air atmosphérique contient à peu près ~ d’air non respirable , c’est-à-dire qu’on a n = |. D’où

l’on voit que x Et comme un homme

1 4y (B-HO

y ajoute 160 pouces cubes d’air non respirable

par minute ( art. 56 ) , on a 5é = — -g, ouàpeu

xi n ut

peu

près un demi pied cube, et æ = ^ ^

près. Si l’espace où se trouve un seul individu occupe 600 pieds cubes, et que la ventilation n’y soit que d’un pied cube par minute, on a...

# ==-p^-g; et si cette ventilation n’était que de

0,1 pied cube par minute, x ne représenterait

que la ~ partie de tout l’air non respirable

ï 46 ALTÉRATION DE l/ALR ATMOSPHÉRIQUE.

de l’espace. Ce serait certainement une expérience fort délicate que celle qu’il faudrait faire pour pouvoir déterminer l’accroissement de

— partie , eu égard à la nature de l’opération ; et

nous venons de prouver qu’avec un degré de ventilation aussi faible qu’un dixième de pied cube par minute , x ne pourrailPôi^fe cas excéder

r . 4 ï ) 9910.000 9TJ9 ?

cet accroissement.

On peut de la même manière se faire une idée de l’accumulation de l’acide carbonique ; on sait

qu’il entre pour — dans la composition de 1 ait

- " çr, -r -- . f

° £ h ■ , . » éf^ y y m j*% !• y y

atmosphérique. On a donc dans ce cas n ~

ooo

et oc

- IOOO&-. Un homme y ajoute 3a pouces

cubes ou la T partie d’un pied cube par minute

A I OOO

(art. 56) ; ainsi b = ^ , d’où l’on a x = 55(, (T5+f)‘ En mettant B — 600 pieds cubes , et v = 1 pied

cube, comme ci-dessus, on ax = ^, c est - a-

dire que Faugmentation est de ^3 sur Tôôô ^ue

Fair contenait d’abord d acide carbonique. Sup posons de nouveau que Fespace étant toujours de 600 pieds cubes, la ventilation ne soit que d un

altération de l’air atmosphérique. ï\n

dixième de pied cube par minute; alors, ,r=o,3o3 c’est-à-dire que la proportion de gaz acide carbonique sera de moitié plus grande que celle qui entre dans la composition de l’air ordinaire. Il faudrait que la ventilation fût bien au-dessous de ce quelle est en général dans les maisons d’habitation, pour que la quantité d’acide carbonique pût y être doublée (i).

Changez l’ordre du calcul, le résultat se trouvera également vrai; il faut donc en conclure qu’en continuant de respirer un air qui ne contient qu’une très petite portion de matière délétère, il

doit en résulter a la longue une altération très sé-

rieuse dans la santé de l’homme.

(i) On évalue à environ 600 pieds cubes ( environ 496 pieds cubes français ) l’espace réservé pour chaque individu dans une prison ou dans un hôpital.

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