I QO APPAREIL POUR LES CHAUDIÈRES
mée par le feu qui est sous la chaudière ; car, si l’ouverture était moindre, la vapeur s’accumulerait , et la pression qui tendrait à faire éclater la chaudière, augmenterait même après avoir acquis assez deforce pour soulever la soupape. Et comme on ne sait pas jusqu’où l’action continue du feu peut augmenter la pression ou la force de la vapeur , il est nécessaire de trouv er une règle a u moyen de laquelle on puisse déterminer faire de la soupape.
Quand la pression ne doit pas aller au-delà de 4 livres par pouce carré de plus que la pression de l’atmosphère, et que l’on connaît la plus grande quantité d’eau que la chaudière peut évaporer dans une heure, on n’a qu’à diviser par 5 le nombre de pieds cubes d’eau qui peuvent être réduits en vapeur; la racine carrée du quotient sera égale au plus petit diamètre que l’on puisse donner à la soupape ou au tube de sûreté (i).
Il est facile de s’assurer si la soupape est ou non en ordre, en la soulevant au moyen de la poignée.
Et quand elle est employée, l’ouvrier qui conduit le feu doit très souvent examiner dans quel état elle se trouve.
(i) V. les développemens à l’article 127.
APPAREIL POUR LES CHAUDIÈRES. j g r
104. Jauge à vapeur . Il peut quelquefois être utile d’avoir une jauge à vapeur qui fasse connaître l’état de la vapeur dans la chaudière. La jauge ordinaire consiste en un tube de fer courbé, fixé à la chaudière ou aux tuyaux et communiquant dans l’intérieur. Ce tube contient du mercure qui, dans la branche découverte, porte un flotteur, et est destiné à indiquer la force de la vapeur. Cet instrument est très rarement en état de servir quand il est construit comme on le fait ordinairement, et il n’est pas très nécessaire pour un appareil à vapeur : mais pour l’usage de ceux qui sont curieux de ces sortes de choses , je vais donner la description d’un procédé très simple de mon invention, pour éviter les défauts de la jauge à vapeur.
105. Nouveau registre pour la vapeur. La pression de la vapeur se mesurera par la flexion d’une feuille circulaire en fer à canons de fusil. Cette feuille, fixée entre deux anneaux plats de métal, fera partie de la chaudière. La pression de la vapeur sur une des faces de la feuille la forcera de s’élever vers le centre, et mettra en mouvement l’extrémité d’un levier dont l’autre extrémité répondra aux divisions d’un arc gradué. Le point d’appui du levier, ainsi que l’arc gradué, seront placés sur une sorte de pont qui tra-