VALEURS NOUVELLES
Ronde
Minime.
O ou
Blanche.
Noire
Croche. . . . .
Double-croche.
Triple-croche. . .
Quadruple-croche. . . . p
Quintuple-croche. .
Sextuple-croche.
20. Classification des mesures. La classification des mesures, ainsi que celle des intervalles, n'a pas encore été établie d'une manière définitive. Les théoriciens différent d'opinion sur cette question. Le seul point à l'égard duquel ils sont à peu près d'accord est celui touchant la dénomination des mesures simples, qui, pour la plupart, sont au nombre de trois; savoir : la mesure à quatre temps, la mesure à deux temps et la mesure à trois temps, lorsqu'elles sont désignées par une seule lettre ou par un seul chiffre, comme C ou 4, (^ ou 2, 3. Mais cette désignation est fausse, et ne peut être que le résultat d'une convention qui est souvent une cause d'erreurs : une lettre seule, un chiffre isolé, sont des signes indicatifs incomplets; il faut nécessairement deux chiffres pour exprimer le nombre et la valeur des notes qui composent une mesure. Le véritable principe est que les mesures simples sont celles dont chaque temps est égal à une des quatre parties formant l'unité.
On rapporte, dans la musique ordinaire, les diverses valeurs des notes à celle d'une note ordinaire, qui est la ronde; sa valeur correspond à celle de la semi-brève, que l'on considère comme le point de départ des nouvelles notes ajoutées. La ronde est prise pour unité des diverses valeurs des notes modernes (1).
Les trois sortes de mesures simples sont :
La mesure à quatre temps, C ou 4, pour 4, comprenant l'unité (la ronde), divisée en 4 parties égales (4 noires) ;
La mesure à deux temps, 2, pour 4, comprenant la blanche pour unité relative divisée en deux parties égales (2 noires);
La mesure à trois temps , 3, pour ^ , comprenant la blanche pointée pour unité relative divisée en trois parties égales (3 noires).
Telles sont, en définitive, les trois mesures simples. D'après ce principe, il est facile de concevoir les différentes espèces qui en résultent.
Ces espèces ont toutes pour origine une des deux divisions déterminées par les mesures simples : la division binaire et la division ternaire.
Ainsi, la mesure à quatre temps, C, se résolvant plus simplement encore en deux temps doubles (f!, et le contraire ayant lieu lorsqu'on subdivise, par exemple, la mesure à A en battant quatre croches, ces combinaisons devaient également s'appliquer à la mesure à trois temps. En effet, le procédé est le même : une mesure entière à 4 étant prise pour chacun des temps des deux mesures doubles à deux et à quatre temps, | et ^, etc., etc.
De la première combinaison est résultée la division binaire; de la seconde, la division ternaire.
Ensuite, les valeurs simples ayant formé à elles seules les mesures simples, doubles et brèves, en introduisant les valeur.s composées (les notes pointées) nécessaires à la division ternaire, on devait former un môme nombre de mesures composées, doubles et brèves. C'est d'après ces différentes divisions appliquées aux valeurs simples et aux valeurs composées que l'on peut établir réellement , et d'une manière aussi ('(miplèteque possible, toutes les diflérentes espèces de mesures (voir le tableau suivant).
(I) La ron(l(^ est, de foutos les noies irstiM-s en iisnije, ct'llc iiiii a \o plus iie valeur. Autrofois. ;iu contraire, elle était celle qui en avait \o nuiins, et rlle s'a|>pelail stMin-lMcve