Le premier de ces modes (2) est très usité
C’est un mode majeur.
On trouve de nombreuses chansons populaires composées en ce mode , notamment la célèbre romance : La dernière Rose , transcrite par le compositeur Flotow dans son opéracomique : « Martha ».
Le thème du scherzo de la « Symphonie Ecossaise », de F. Mexdelssohn, est, (sauf quelques notes de passage), écrit dans le premier mode gaélique *.
Le thème chinois de l'ouverture de « Turandot », de Weber, lui appartient aussi.
354. — Au second mode (2) appartiennent plusieurs mélodies gaéliques et chinoises .
La mélodie gaélique commençant par les paroles : « Blythe and merry » est une des plus jolies.
355. — Le troisième mode (2), ne possédant pas de quinte, peut être difficilement regardé comme étant basé sur une tonique.
On peut citer, comme appartenant à ce mode, les airs commençant par les paroles : (( Will ye go » et « Auld Robin », mais, dans les mélodies écrites en ce mode, on rencontre souvent des notes de passage, détruisant l’originalité de la gamme pentatonique .
356. — Le quatrième mode (2) n’est pas non plus très usité. On connaît cependant un air chinois lui appartenant.
(3) Ecrire : « mineur très usité ».
357. — Enfin, le cinquième mode (2) est une gamme mineure très usitée (8). Presque tous les airs écossais , irlandais et gaéliques appartenant au mode mineur , sont écrits dans ce mode. Citons, notamment, l’air commençant par les paroles : « Cokle Schells ».
358. — Parlons à présent des modes mauresques , arabes et persans, les plus usités et les plus originaux.
Le mode mauresque : Asbein (4) est composé des notes mi ?), fa, sol dièse , la, si, do, ré, mi,
(octave du premier son).
Ce mode a trois demi-tons, placés du premier au second degré ?), du troisième au quatrième degré (?) et du cinquième au sixième degré?).
Son troisième degré?) est altéré au moyen d’un accident ascendant et cette altération forme la distance de seconde augmentée qui sépare le second degré du troisième ?).
Ce mode est composé des mômes notes que notre mode mineur appartenant à la forme instrumentale mais il est basé sur la dominante** de celui-ci. Cependant ilmeparaît être son ancêtre direct et se trouver avec lui dans le rapport d’un mode plagal avec un mode authentique. Nous reviendrons sur ce point dans la prochaine leçon.
1 lusieurs mélodies mauresques appartiennent à ce mode, entre autres : « L Ange du Desert », nommée parles Arabes : « La Chanson espagnole », sans doute en souvenir des Maures d’Espagne qui la chantaient ***.
{') écrire sur la troisième portée :
« Exemples de 2 modes orientaux »
etc., puis au-dessus de la 2° portée : « Mode mauresque (Asbein) ». Tracer la petite accolade et la clé de sol.
(B) Ecrire les notes à mesure quon les nomme et les chanter.
(6) Ecrire : « 1/2 T. » entre ces deux degrés et surmonter cette indication par une petite ligne courbe pointillée.
(7) Le désigner sur le tableau.
(8) Ecrire : « 2de aug. » entre ces deux degrés et placer une petite ligne courbe pointillée au-dessous de cette indication.
MODES