Pour cette raison les troisième et
sixième degrés de chacune des deux gammes, majeure et mineure, sont nommés : « Notes modales », c’est-à-dire « notes caractérisant le mode », ou le le faisant reconnaître^).
(B) Désigner cet intervalle clans les gammes appartenant à chacun des modes.
(7) Désigner la 3e et la 6e dans la gamme majeure. Les chanter.
(8) Agir de même dans la gamme mineure.
NOTES MODALES
(») Tracer les lignes horizontales et verticales pointillées, placées audessus des 3° et 6° degrés.
Ecrire au-dessus de la ligne horizontale : « 2 notes modales ».
389. — Ces notes ont une très grande importance au point de vue modal , mais les REMARQUES. places occupées par les demi-tons diatoniques n’en ont pas une moindre, et nous devons rappeler que, dans la gamme majeure , ils sont placés du troisième au Quatrième degré (10) et du septième au huitième degrc , et que dans la gamme mineure ils sont placés du second au troisième degré, du cinquième au sixième et du septième degré ( altéré ) au huitième.
(10) Ecrire : « 1/2 T. » entre le 3* et le 40 degré et surmonter cette indication d une petite ligne courbe pointillée.
Agir de môme pour indiquer les demi-tons suivants dans la çamme majeure et dans la gamme mineure.
Ecrire : « N. S. » au-dessus des notes si, (dans la gamme de Do) et sol #, (dans la gamme de La).
(“) Tracer les lignes horizontales et verticales pointillées placées audessous des !or; 40 et 5° degrés. Ecrire au-dessous de la ligne horizontale :
(( 3 notes tonales
390*. — Nous devons aussi nous souvenir que trois autres notes ont, au point de vue tonal, une grande importance dans les gammes et la tonalité. Ce sont les premier, quatrième et cinquième degrés des gammes appartenant aux deux modes (u). Les quatrième et cinquième degrés sont toujours placés à égale distance de la Tonique des gammes appartenant à chacun des deux modes. Ces trois notes prennent le nom de : « Notes tonales » parce qu’ayant un caractère tout particulièrement tonal, elles peuvent dé 'terminer la tonalité **. »
Ce sont elles qui, nous 1 avons dit ***, ont servi de base à la théorie de la génération des gammes diatoniques majeure et mineure au moyen de trois accords parfaits.
Le passage suivant est jsurtout important lorsqu’on ne fait au tableau noir que les 3oe et 3i° leçons ne contenant pas de notions sur les notes tonales.
Dans les Cadences harmoniques, par exemple, où elles servent de bases fondamentales.
*** 29e leçon.
NOTES MODALES
391. 1 our bien comprendre 1 importance des <c Notes tonales », il faut avoir étudié
1 harmonie y c est-a-dire la science des accords y des agglomérations logiques de sons.
On s’aperçoit alors que ces degrés, qui prennent le nom de degrés de premier ordre, sont ceux qui forment les meilleures basses fondamentales ou les meilleures notes de basse dans les accords.
Mais ceci n est point du domaine de la théorie pure.
Revenons aux « notes modales »(12).
(I#) Faire les questions au C40 tableau. L’effacer.
relatives
NOMBRE DES NOTES MODALES DANS LA GAMME MINEURE INALTÉRÉE ET DANS LA GAMME MINEURE DE FORME VOCALE.
392. — Les notes modales sont au nombre de deux lorsqu’on examine simplement les gammes majeure et mineure, (de forme instrumentale), mais on peut en compter trois dans la gamme mineure inaltérée (ancien mode Hypodorien) et dans la gamme mineure inaltérée, (de forme vocale descendante) ; il n’en subsiste qu une dans la gamme mineure, (de forme vocale ascendante).
Nous allons démontrer ce fait. 1
393. — Nous savons que dans la gamme majeure, (ancien mode Lydien) (13), composée des notes : do (“) , ré (“) , mi, fa, sol, la, si, do; le troisième degré : mi (l6), le sixième degré : la (“) et le septième degré: si (u), sont placés à distance de tierce majeure (17), de sixte majeure et de septième majeure de la tonique : do.
394. — Dans la gamme mineure inaltérée, (ancien mode hypodorien) (18), composée de notes : la, si, do, ré, mi, fa, sol, la; le troisième degré : do, le sixième degré : fa, et le septième degré : sol , sont placés à distance de tierce mineure, de sixte mineure et de septième mineure de la tonique : la.
65° TABLEAU Voir pl.XXXV.
(ls) Commencer l’exemple i. Ecrire :
« mode majeur, ancien mode Lydien », au commencement de la quatrième portée.
(“) Tracer la petite accolade, puis la clé de sol sur la seconde ligne.
Ecrire la note do.
(*8) Ecrire la note ré, continuer de même et chanter les notes à mesure qu’on les écrit.
(ia) Désigner ce degré sur le tableau.
(*‘) Ecrire : « 3° maj. » entre les Ier et 3° degrés. Tracer la ligne courbe placée au-dessus de cette indication. Agir de même pour les intervalles suivants.
(18) Agir de même que pour l’exemple précédent.
395. — Voici donc bien trois notes modales , placées sur les troisième , sixième et septième degrés (19).
396. — D un autre côté nous savons que, dans la gamme mineure, de forme instrumentale, il n’existe que deux notes modales (20) et nous pouvons constater que dans la gamme mineure, de forme vocale (21) , composée des notes : la, si, do, ré, mi, fa cliésé, sol diésé et la, il n'existe plus qu 'une seule note modale, le troisième degré : cio, placé à distance de tierce mineure de la tonique : la.
(f9) Terminer les exemples i et 2.
Tracer les lignes verticales et horizontales pointillées placées au-dessus des notes modales. Ecrire au-dessus :
« 3 notes modales ».
(*°) Ecrire l’exemple 3. Chanter la gamme.
(*‘) Tracer la première partie de l’exemple 4» c’est-à-dire la gamme ascendante, et les indications placées au commencement de la portée. Chanter la gamme.
397. — Cependant dans la forme vocale descendante inaltérée, composée des notes : la {*’-),
(**) Continuer l’exemple 4. Tracer la gamme descendante placée sur la | première portée et la chanter.
NOTES MODALES
sol naturel , fa naturel , mt, r/o, sê et /rt, nous retrouvons les i/’ow modales placées sur les septième , sixième et troisième degrés : sol naturel , naturel et do , séparés par les distances de septième , de et de tierce
mineures descendantes de la tonique : la.
398. — On voit que, selon qu'on examine telle ou telle forme de lagtf/ra/ne mineure , on se trouve avoir une , deux ou //’o/s zzo/es modales.
399. — Cependant on a coutume, ne tenant compte que de la forme instrumentale, (la plus usitée), de dire que les notes modales sont au nombre de deux et se placent sur les troisième et sixième degrés des gammes appartenant aux deux modes.
400. — Il est bon de répéter ici que, si le nombre des notes modales varie, le nombre et la place des demi-tons varie aussi, selon les diverses formes modales de la gamme mineure.
Les demi-tons sont au contraire invariables dans la gamme majeure (23) et se trouvent toujours du troisième au quatrième degré (2V) et du septième au huitième degré.
401. — Dans la gamme mineure inaltérée (23) nous trouvons également deux demi-tons, mais ils sont placés entre les second et troisième degrés et entre les cinquième et sixième degrés.
(*3) Désigner cette gamme sur le tableau.
(**) Ecrire : «1/2 T. » entre ces deux degrés et tracer la petite ligne courbe pointillée placée au-dessous de cette indication. Agir de meme pour indiquer le demi-ton suivant dans la gamme majeure et ceux contenus dans les diverses formes de la gamme mineure.
REMARQUES
402. — Dans la gamme mineure altérée , (appartenant à la forme instrumentale ), nous trouvons, au contraire, trois demi-tons , placés entre les second et troisième degrés , les cinquième et sixième degrés et les septième et huitième degrés.
403. — Dans la gamme mineure ascendante altérée , (appartenant à la forme vocale ), nous ne trouvons plus que deux demi-tons , mais ils sont placés entre les second et troisième degrés et entre les septième et huitième degrés.
(23) Désigner ce mode sur la troisième portée du tableau.
404. — Enfin, la gamme mineure descendante inaltérée , (appartenant à la forme vocale ), étant semblable à l'ancien mode hypodorien (2li), ne contient, comme lui, que deux demi-tons , placés du sixième au cinquième degré et du troisième au second.
405. — On doit se souvenir aussi* que le nom de note sensible ne peut être attribué qu'au septième degré de la gamme majeure (26), et au septième degré altéré par 1 accident ascendant , dans la gamme mineure de forme instrumentale (26) et dans la gamme ascendante , altérée , de forme vocale (26), parce que ces notes, étant placées à distance de demi-ton diatonique de la tonique , sont presque irrésistiblement attirées vers elle et tendent à se résoudre sur le huitième degré.
(4rt) Ecrire :
ce degré.
n-s ». au-dessous de
Les paragraphes suivants sont nécessaires lorsque, dans un Examen, on n’explique au tableau noir que les matières contenues dans la présente leçon. Il faudrait, au contraire, les passer si la question comprenait aussi les notions formulées dans les leçons précédentes.
NOTES MODALES
406. — Au contraire, le nom de sous-tonique doit être donné au septième degré de la gamme appartenant au mode mineur inaltéré , (mode hypodorien) (27) et de la gamme mineure descendante , inaltérée , de forme vocale.
407. — Une dernière remarque portera sur l’intervalle de seconde augmentée existant entre le sixième et le septième degré altéré de la gamme mineure de forme instrumentale (28).
Cet intervalle n’existe que dans cette forme de la gamme mineure.
Dans une prochaine leçon, nous étudierons les intervalles contenus dans la gamme majeure et dans la gamme mineure, (de forme instrumentale et de forme vocale), mais il nous faut d abord connaître l’enchaînement des gammes majeures et leur relativité avec les gammes mineures.
(*7) Ecrire : « S. T. », au-dessous de ce degré.
(*8) Ecrire : « 2° aug. » entre les notes fa et sol # de cette gamme placée sur la seconde portée.
36e LEÇON :
Étude des tétracordes de la gamme diatonique, (mode majeur). — Enchaînement des gammes majeures.
408. — Jusqu’à présent, nous n’avons étudié que des modes diatoniques naturels et une gamme dite mineure, contenant une (ou deux) altérations accidentelles et ascendantes, placées devant les sixième et septième degrés. Or,
409. — Il existe d’autres gammes que celle de Do, (mode majeur), et que celle de La, (mode mineur), et les gammes appartenant au mode majeur, c’est-àdire les gammes formées sur le modèle de la gamme diatonique majeure, s’engendrent l’une l’autre au moyen de l’enchaînement des tétracordes. Cet enchaînement est dû à la similitude des deux tétracordes formant la gamme majeure.
Df
410. — On sait * * que le mot tétracorde vient du grec « tétra », qui signifie quatre, et « chordè », qui signifie corde. Le mot tétracorde signifie donc littéralement « quatre cordes »; ici il désigne une succession de quatre sons conjoints.
411. — La gamme diatonique appartenant au mode majeur étant formée des
sept sons (J) : do, re, mi, fa, sol, la, si, auxquels on ajoute un huitième son : do, placé à l’octave juste supérieure du premier, contient donc deux tétracordes. Ces deux tétracordes sont absolument semblables comme composition.
412. — Le premier (2), (tétracorde inférieur), est formé des quatre notes : do (3), ré, mi, fa (4).
413. — Le second, (tétracorde supérieur), des quatre notes suivantes : sol, la, si, do .
414. — La première note du tétracorde inférieur est la tonique (5) et la dernière la sous-dominante.
415. — La première noie du tétracorde supérieur est la dominante et la dernière, la tonique.
Voir pl.XXXV.