Nous pouvons donc constater rjue
système tonal moderne est composé de quinze gammes appartenant au mode majeur, (dont une naturelle, sept appartenant à Tordre des dièses et sept appartenant à 1 ordre des bémols) et de quinze gammes appartenant au mode mineui, (dont une naturelle, sauf un degré, sept appartenant à l’ordre des dièses et sept appartenant à l’ordre des bémols).
SL réfléchissant à la manière d’exécuter ces gammes sur un clavier, nous nous souvenons qiiune octave ne comporte que douze touches ou dou^e cordes dans les instruments soumis à Vaccord tempéré, nous devons conclure qu il faudra nécessairement avoir recours a V enharmonie pour exécuter quinze gammes majeures ou mineures sur douze touches.
G est donc de 1 enharmonie appliquée au système tonal, autrement dit des gammes enharmoniques , que nous nous occuperons dans la prochaine leçon.
40e LEÇON :
Les gammes enharmoniques.
Voir pl. XL.
(') Diviser le tableau au moyen des lignes pointillées.
(*) Ecrire l’exemple i au mesure qu’on l’explique.
fur et à
465. — Dans la dernière leçon nous avons étudié la relativité des gammes appartenant au mode majeur et au mode mineur. Nous savons donc que (*) :
Il existe quinze gammes majeures (2), dont une naturelle; sept appartenant à Tordre des dièses
et sept appartenant à Tordre des bémols, et
quinze gamines mineures (3), relatives des pre- . ., ,
mières), dont : une naturelle, (sauf une note, Ja note sensible), sept appartenant à l’ordre des dièses et sept appartenant a 1 ordre
des bémols.
466, Exécuter ces quinze gammes appartenant à chacun des modes est
chose toute simple pour les instruments sur lesquels l’exécutant lorme luimême le son : violon, voix humaine, etc. Le musicien fait alors, en certains cas, usage de l’enharmonie imparfaite.
Il faut, au contraire, avoir recours à l’enharmonie parfaite pour exécuter
certaines de ces gammes sur les instruments soumis à l’accord tempéré.
En ell'et, une octave d’un clavier (4), (sur l’orgue ou le piano, par exemple), ne contient cpie douze touches (dont cinq noires et sept blanches).
(*) Tracer l’exemple 3, écrire d’abord l’indication : « Nombre des touches », etc., puis le clavier; numéroter les touches noires, ensuite les touches blanches, puis placer les douze chiffres au-dessus des douze touches. Ecrire enfin les indications placées à la droite du clavier.