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MANIÈRE ANCIENNE D ÉCRIRE LES SYNCOPES IRRÉGULIÈRES

troisième partie d'un temps et se prolongeant sur les première et seconde parties du temps suivant.

Ces syncopes seront formées d'une croche Liée à une noire . Elles offriront la particularité de se terminer sur une partie de temps dite « faible », mais qui, dans la circonstance, est assimilée à une partie forte.

691. — Ces syncopes irrégulières auraient été autrefois écrites d’une manière toute différente.

La syncope irrégulière du premier exemple (13J écrite au moyen d’une blanche occupant les second et troisième temps de la mesure à troisquatre, liée à une noire placée sur le premier temps de la mesure suivante eût été représentée par une blanche (u) occupant le second et le troisième temps de la première mesure , suivie d'un point placé sur le premier temps de la mesure suivante.

692. — La syncope irrégulière du second exemple (ir>), écrite au moyen d'une noire placée sur le troisième temps de la mesure à troisquatre, liée h une blanche occupant les premier et second temps de la mesure suivante , eût été représentée (16) au moyen d'une blanche traversée par la barre de mesure et suivie d’un point placé sur le second temps de la seconde mesure.

693. — Les syncopes irrégulières du troisième exemple (A7), écrites au moyen d’une noire (18) occupant les seconde et troisième parties des temps d'une mesure à neuf-huit , liée et une croche placée sur la première partie des temps suivants, eussent été représentées au moyen d'une noire occupant les seconde et troisième parties de chacun des temps suivie d’un point placé sur la première partie du temps suivant.

694. — Les syncopes irrégulières du quatrième exemple (A9), écrites au moyen d'une croche (20) placée sur la troisième partie des temps d’une mesure à neuf-huit, liée à une noire occupant les première et seconde parties des temps suivants , eussent été représentées par une noire occupant la troisième partie des temps et la première partie des temps suivants, suivie d’un point occupant la seconde partie de ces mêmes temps.

On trouve de nombreux exemples de cette façon d’écrire dans les éditions anciennes.

695. — Comme on peut le constater les syncopes régulières ont lieu plutôt dans les mesures binaires et les syncopes irrégulières dans les mesures ternaires.

(I9) Désigner l'exemple 10.

(*°) Ecrire l’exemple i4 au-dessous de l’exemple io.

(l5) Désigner l'exemple 8.

(ic) Ecrire l’exemple 12 au-dessous de l’exemple 8.

(n) Désigner l’exemple 9.

(,8) Ecrire l'exemple i3 au-dessous de l’exemple 9.

(,3) Désigner l’exemple 7.

(u) Ecrire l’exemple 1 1 au-dessous de l’exemple 7.

REMARQUES

LA SYNCOPE

Les premiers exemples de syncopes irrégulières sont pourtant formés dans une mesure à trois-quatre, [mesure simple ), mais cette mesure contient trois temps, [rythme ternaire), et l’exemple donné est celui d’une syncope de temps.

Si dans cette mesure on faisait des syncopes formées par des valeurs occupant des parties de temps il est évident que, ceux-ci étant binaires, on aurait des syncopes régulières, formées d'une croche placée sur la seconde partie des temps, liée avec une croche placée sur la première partie des temps suivants.

696. — Le contraire aurait lieu dans la mesure a six-huit où les syncopes de temps, (formées par une noire pointée placée sur le second temps, liée a une noire pointée placée sur le premier temps suivant), sont régulières, tandis que les syncopes de parties de temps seraient semblables à celles données dans le troisième et le quatrième exemple de syncopes irrégulières.

697. — Les syncopes régulières sont donc issues de divisions binaires, et les syncopes irrégulières de divisions ternaires.

698. — La syncope est une formule rythmique très usitée, dans les accompagnements surtout, c’est-à-dire dans les parties harmoniques accompagnant les mélodies.

Les syncopes sont donc plus fréquemment employées dans la musique polyphonique *.

Souvent les instruments dont le registre appartient au médium exécutent les syncopes tandis que des instruments plus graves marquent les temps et que la mélodie est confiée à d’autres instruments. Le contraire peut aussi avoir lieu, mais l'emploi en est plus rare. Il est évident, du reste, que nulle règle ne régit l’emploi des syncopes et que ce que nous disons ne se rapporte qu’à l'usage courant qu’on en fait.

699. — Les parties fortes des temps occupés par des syncopes étant « à vide » dans la « partie** » qu’occupent celles-ci, il en résulte un déplacement de l'accentuation rythmique et c’est alors sur les temps faibles, ou sur les parties faibles des temps, que doit être donnée l’accentuation voulue.

Dans la prochaine leçon nous étudierons le contre-temps.

* Ou musique écrite à plusieurs parties.

On nomme « partie » la phrase mélodique, ou la « formule rythmique », exécutée par un instrument ou par une voix.

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