Voici ce qu’elles indiquent
Le dièse ** signifie que l’intonation de la note
(*) Commencer l’ex. i. Placer la clé de Sol sur la seconde ligne.
La seconde forme du dièse est surtout employée dans les éditions anglaises.
(Du grec : diësis). Riemann dans son Dictionnaire de la Musique dit que « Pythagore donnait le nom de Diësis à l’intervalle dont la quarte dépasse une succession de deux tons entiers, c’est-à-dire au demi-ton pytliagorien *2d6 : 24 3, appelé plus tard limma ; ce furent ensuite les pyena (petits intervalles) du genre enharmonique qui reçurent le nom de diësis ». Riemann dit ensuite que, « l’esprit de la Renaissance chercha à faire revivre, naturellement à sa façon, la théorie de la musique antique; le diësis reparut alors comme quart de ton », etc.; enfin, il ajoute : « Lorsque toutes ces illusions se furent envolées, le nom de diësis resta pour le signe #; mais il serait absolument faux d’en conclure que le signe lui-même n’existe qu’à partir de ce moment. Bien au contraire, le signe £ se trouve sous la forme et avec la signification actuelle dans le courant du xinc siècle déjà ; il s ’appelait alors, il est vrai, sans aucune distinction, « B quadratum », soit qu’il détruise Reflet d’un [7 précédent, soit qu’il hausse un son naturel. Le xve siècle ne fit qu’adopter le terme de Diësis pour le signe £ indiquant l’élévation du son et conserver celui du B quadratum (^ : bécarre; allemand : quadrat) lorsque le signe indiquait le rétablissement du son primitif, non altéré. La distinction rigoureuse des deux formes de ce signe, pour bien établir les deux significations, ne remonte pas même à deux siècles. »
LES ALTERATIONS
devant laquelle il est placé doit être haussée d’un demi-ton chromatique (3) \
Le bémol signifie que l’intonation de la note doit être abaissée d’un demi-ton chromatique *.
Le double dièse signifie que l'intonation de la note doit être haussée de deux demi-tons chromatiques *.
Le double bémol signifie que l’intonation de la note doit être abaissée de deux demi-tons chromatiques *.
81. — Le bécarre (l) signifie que toute note devant laquelle il est placé doit reprendre l’intonation naturelle, de quelque altération qu elle ait été précédée.
Ainsi, si, après avoir écrit un la cliésé** (s),
Ton place un bécarre devant un second la (6); le son du premier sera haussé et celui du second, naturel (7).
Si l’on place un bémol devant un premier la, puis un bécarre devant un second ; le son du premier sera abaissé et celui du second, naturel.
Si l’on plaçait un double dièse devant un la , puis un bécarre devant un second la; le son du premier serait haussé de deux demi-tons chromatiques et celui du second, naturel.
Enfin , si l’on écrivait un double bémol devant un la, puis un bécarre devant un second la; le son du premier serait abaissé de deux demi-tons chromatiques et celui du second, naturel.
(3) Ecrire la note la et au-dessus d’elle : « Son naturel », puis la note la dièse et, au-dessus d’elle, « Son haussé ». Prendre le la sur le diapason et chanter l’exemple en désignant alternativement les deux notes.
Recommencer de même pour chacun des exemples suivants. Seulement, pour les notes doublement altérées il sera bon de chanter la note naturelle puis lu note simplement altérée et enfin la note doublement altérée.
(4) Commencer l ex. 1. Placer la clé de Sol sur la seconde ligne.
(8) Ecrire la note la dièse et, audessus : a Son haussé ».
(°) Ecrire la note la bécarre et, au-dessus : « Son naturel ».
(7) Désigner à tour de rôle chacune des deux notes et les chanter.
Agir de même pour la suite de l’ex. 3.
82. — Beaucoup de compositeurs admettent que les altérations représentent, chacune, REMARQUES. un état donné des notes; le dièse précédant toujours la note placée un demi-ton chromatique au-dessus de la note naturelle ; le bémol , la note placée un demi-ton chromatique audessous de celle-ci, etc.
D autres , au contraire, (ce sont les moins nombreux), une note étant altérée par un double bémol , (ou tout autre altération) , croient nécessaire, la voulant altérer à nouveau, et différemment, de la faire précéder par un bécarre suivi de la nouvelle altération.
Ils pensent donc que cette dernière, n’a sa signification exacte que lorsque la note a été préalablement remise à l’état naturel par le bécarre.
Ceci est question d opinion, mais, pour ma part, je pense que la première manière d écrire est la meilleure, étant la plus simple.
On remarquera qu elle conserve aux altérations leur caractère absolument relatif , très important à saisir si I on veut, plus tard, comprendre facilement les modulations ***.
Voir la signification de ce terme dans la 19e Leçon.
O11 peut dire aussi La dièse et, de môme, indifféremment, Do dièse ou Do diésé, Do bémol ou Do bémolisé . L’emploi du participe adjectif nous paraîtrait plus correct; celui du substantif est cependant plus usité.
\ oir la Leçon sur la modulation à la fin de la troisième partie.
LES ALTÉRATIONS
Ln effet, toute alteration , ascendante vis-à-vis de l'état chromatique de la note qui se trouve placée un demi-ton chromatique au-dessous de lui, est descendante si on le compare à l’accident qui hausserait une fois plus que lui la note naturelle.
Exemple : le dièse, altération ascendante vis-à-vis de la note naturelle, est altération descendante vis-à-vis du double dièse.
De môme, le bémol, altération descendante vis-à-vis de la note naturelle, est altération ascendante vis-à-vis du double bémol .