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DIVISION BINAIRE

valant la moitié de la valeur simple et le second point le quart de cette valeur, (ou la moitié du premier point).

Ainsi, une ronde doublement pointée (7) vaut une ronde, pour elle-même (8), une blanche pour son premier point (9) et une noire pour son second point (lü), ou, ce qui revient au même, sept noires (n).

(7) Commencer l’ex. 3. Ecrire: « i »

et tracer la figure de la ronde doublement pointée.

(H) Placer une ronde sous la ronde.

(») Placer une blanche sous le premier point.

(,0) Placer une noire sous le second point.

(“) Ecrire les sept noires au-dessous de l’exemple commencé. Agir de même pour les ex. 4, 5 et (>.

100. — Le double point se place après les figures de silences, (à partir du demi-soupir).

Un demi-soupir doublement pointé vaut un demi-soupir pour lui-même ; un quart de soupir pour son premier point et un huitième de soupir pour son second point ; ou, ce qui revient au même, sept huitièmes de soupir.

101. — Le triple point a pour effet d’augmenter la valeur de note après laquelle il est placé des sept huitièmes de sa durée primitive ; le premier point valant la moitié de la valeur simple ; le second, le quart de cette valeur ou la moitié du premier point ; le troisième point valant le huitième de la valeur ou la moitié du second point.

Ainsi, une Ronde triplement pointée vaut une Ronde, pour elle-même ; une Blanche pour son premier point ; une Noire pour son second point et une Croche pour son troisième point ; ou, ce qui revient au même, quinze croches.

102. — Le triple point s’emploie aussi après les figures de silences, (à partir du demi-soupir).

Un demi-soupir triplement pointé vaut un demi-soupir pour lui-même, un quart de soupir pour son premier point ; un huitième de soupir pour son second point et un seizième de soupir pour son troisième point ; ou, ce qui revient au même, quinze seizièmes de soupir.

103. — Les valeurs non pointées sont dites : Valeurs simples, par opposition aux valeurs pointées*, (formées de deux éléments : la note et le point), qui sont dites : Valeurs composées.

104. — Les valeurs non pointées : Valeurs simples, peuvent se diviser en deux, quatre, huit parties égales, etc.

Ainsi, une Ronde vaut deux Blanches ou quatre Noires , etc.

Cette division est dite : binaire.

* Nous parlons ici des valeurs simplement pointées. Celles-ci seules ont une importance au point de vue des mesures composées, (46° Leçon et suivantes).

LE POINT

105. — Les valeurs pointées : Valeurs composées, peuvent se diviser en trois, six, douze parties égales, etc.

Ainsi, une Ronde pointée vaut trois Blanches , ou six Croches , ou douze Doubles-Croches, etc.

Cette division est dite : ternaire.

106. — Les valeurs pointées peuvent aussi se diviser en deux, quatre, huit parties égales, etc., mais alors leurs divisions sont elles-mêmes des valeurs pointées ou composées.

Ainsi une ronde pointée vaut deux blanches pointées , ou quatre noires pointées , etc.

J’aurai, lorsque je parlerai de la Mesure *, occasion de revenir sur les valeurs simples et composées. Dans la prochaine leçon, nous nous occuperons du second signe secondaire de notation : la liaison.

107. — Le point est d’un usage fort ancien. 11 avait autrefois plusieurs significations et était désigné sous des noms divers :

Voici ce que dit Riemanx à ce sujet : « avant l’adoption de la barre de mesure ** « (vers 1600),... lorsqu’il y avait « mesure parfaite », (Mensura perfecta ***)•, il (le point), « était ou bien « point de perfection , {punctum perfectionis ), si la note pourvue du point était « désignée comme ternaire, (exemple la Brève dans le Tempus perfectum) ; ou bien point « de division » {punctum divisionis , divisio modi ), s'il séparait des notes de courte durée « de façon qu’elles ne puissent être considérées, dans leur tonalité, comme formant une « perfection. Dans les deux cas le point remplissait alors le même rôle que notre barre de « mesure qui est notoirement issue soit du punctum perfectionis , soit du punctum divisionis. a Lorsqu il y avait mesure imparfaite, (mensura imperfecta) ****, le point avait, en tant que « point d* addition », [punctum additionis ), le sens qu’il revêt exclusivement de nos jours. »

* 46e Leçon.

** Voir lu 46e Leçon.

Ou « Tempus perfectus ». Voir la 48e Leçon (paragraphe 629).

**** Ou « Tempus imperfectus ». Voir J a 48° Leçon (paragraphe 629).

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