ÉGALITÉ DES DEMI-TONS
215. — La division inégale du ton, appréciable dans les instruments sur lesquels l'exécutant forme lui-même le son : violon, flûte, voix humaine, n’existe nullement dans les instruments à sons fixes ; piano, orgue, harpe, etc.
Ces derniers instruments sont soumis a l’Accord Tempéré ou tempérament,
grâce auquel le ton, toujours divisé en neuf commas, se subdivise aussi en deux demi-tons égaux, c’est-à-dire contenant chacun quatre commas et demi, les notes do diésé et ré bémolisé se trouvant toutes deux placées au milieu du cinquième comma (22).
(82) Faire l’exemple 2 comme on a fait l’exemple 1, mais en plaçant les noms des notes : « do $ » et « ré b » au milieu du cinquième comma.
Nous reviendrons sur ces deux manières de diviser le ton et sur leurs conséquences dans la prochaine leçon consacrée à Y enharmonie.
20e LEÇON :
L Enharmonie. — L’Accord tempéré.
216. — En musique on nomme Enharmonie*, (ou Synonymie), le rapport intime, la similitude plus ou moins parfaite existant entre les notes qui, ne portant pas le même nom, ont à peu près, ou complètement, le même son.
Nous avons vu dans la précédente leçon que :
Le ton est partagé en deux demi-tons inégaux dont l’un, le demi-ton chromatique, contient cinq commas et le second, le demi-ton diatonique, quatre. Les deux notes pouvant séparer le ton en deux demi-tons sont espacées entre elles par un comma; leur son est à peu près semblable, elles se trouvent donc en rapport enharmonique imparfait!
Voir pl. XXI.
217. Par suite de cette division inégale du ton les notes chromatiques se trouvent donc, en quelque sorte, entrecroisées et nous avons pour toutes les notes, (sauf une, le Sol dièsé, qui n’a pour note enharmonique que le La bémolise , deux sons enharmoniques; soit, pour une note naturelle, la note précédente alteree au moyen d’un accident ascendant et placée un comma au-dessu s d elle et la note suivante, altérée au moyen d’un accident descendant et placée un comma au-dessous d’elle (*). Les sons enharmoniques peuvent donc se trouver séparés par un ou par deux commas.
Exemples (~). Do doublement bémolisé est plus grave d’un comma que si bémolisé et la diésé est plus haut d’un comma que cette dernière note. Ce sont trois notes enharmoniques.
Do bémolisé est plus grave d’un comma que si,
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que cette dernière note ; ce sont encore trois notes enharmoniqueT,^ te
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umaine violon, etc., serait impraticable sur les instruments à clavier, comme le piano, l’orgue, les harpes, etc.
Nous expliquerons tout à l’heure pourquoi. Rappelons tout d’abord que : cnn .°“r ,CCS ?niierS mStruments’ on se sert d’une autre division du ton qui
dem t C d P lr CelU1’C1 Cn deux Parties égales et à attribuer à chacun des demi-tons, quatre commas et demi.
tempérænent°nde h1™1"1'6 * diViS6r ** ^ n°mme: ^cord temPér6 ou
( ) Commencer l’exemple i. Ecrive en haut du tableau : « Rapports des notes chromatiques », etc. Tracer les divisions verticales représentant les commas.
(*) Commencer les exemples contenus dans 1 exemple i et les écrire a mesure qu’on les explique.
• bu grec : en, (dans), et : karmas, (assemblage, arrangement), et du latin : harmonica.