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ACADÉMIE DES BEAUX- ARTS

Rapport de la Section de musique sur l'ouvrage de M. Augustin Savard, intihdé : Principes de la musique.

Paris, le 11 décembre 1861.

Sous le titre de Pruncipes de la musique, M. Augustin Savard, l'un des professeurs les 'plus distingués du Conservatoire, soumet un nouvel ouvrage à l'Académie. Cet ouvrage forme en quelque sorte le préambule d'un Cours d'harmonie tiiéoriiiue et pratique déjà publié par le même auteur, et auquel l'Académie a accordé son approbation.

Exposer les élémenls de l'art musical dans un ordre logique,, clair et précis, de manière à être également utile aux professeurs et aux élèves, tel est le programme que s'est tracé M. Savard, et qu'il nous semble avoir rempli avec succès.

Nous signalerons comme parliculièrement dignes d'éloges les chapitres consacrés à l'étude des intervalles, des tonalités, des modes et de la transposition. Nous remarquerons en outre que l'auteur a su mettre dans ses explications didacti(pies plus de savoir et d'intérêt qu'on n'en trouve ordinairement dans les productions purement élémentaires.

C'était le meilleur moyen de seconder les tendances d'une époque où, par un mouvement presque irrésistible, toutes les intelligences et toutes les classes de la société sont entraînées vers l'étude de la musique.

La Section de musique pense, messieurs, que le nouvel ouvrage de M. Augustin Savard peut être considéré comme une des publications les plus utiles aux j)rogrès de l'enseignement.

Les membres de la Section de musique :

M.M. Aubek, Caraea, a. Thomas, Reber, Clapisson, Berlioz.

Pour copie conforme.

Le Secrétcdre perpétuel ,

Signé : Halévy.

û PRÉFACE.

Ce n'est pas ici une œuvre d'imagination. Nous ne prétendons pas avoir inventé les principes de la musique. Notre tâche se bornait à apporter de l'ordre dans la classification des matériaux, de la précision et de la netteté dans la rédaction. Nous avons profité des travaux de nos devanciers, et nous leur payons un jusie tribut de reconnaissance.

Mais nous avons esseiyé surtout défaire un ouvrage pratique, une véritable méthode; et c'est par là, nous le croyons, que ce livre se distingue de ceux qui ont été publics sur le même sujet.

Voici les idées qui nous ont dirigé :

Le plus souvent l'étude delà musique est commencée dès l'enlance; or, pour cet âge particulièrement, il faut de la clarté cl de la simplicité. L'enfant ne saisit guère que le côté sensible des choses ; il apprend vite à connaître les signes, il retient facilement les mots.

Le premier enseignement doit se borner à présenter les faits d'une manière simple et méthodique; il ne peut tout dire, mais il doit préparer l'avenir.

On ne sait bien que ce que l'on a pratiqué. L'élude pratique de la musique doit donc accompagner ces premières notions, succinctes, mais générales.

L'élève, ainsi préparé à un enseignement plus substantiel, enlrcprendia avec succès une étude approfondie de la langue înusicale qu'il commence à parler. Cette étude, que nous pourrions i\\)i)e\cr grammaticale , trouvera plus tard son complément dans l'analyse raison née des chefs-d'œuvre de l'art. Alors, homme de goût, musicien instruit et éclairé, il possédera quelque chose de plus et de mieux que cette dextérité toute mécanique qui ne s'acquiert et ne se conserve que par un labeur incessant.

Voici le plan que nous avons suivi :

Un court exposé, intitulé : Premièrks Notions, donne, sous la forme I ; plus simple et qui nous a paru la mieux appropriée à un enseignement primaire, les rudiments tle la langue des sons. Ce petit questionnaire pourra être a[)pris par cœur, et il fournira au jeune élève les connaissances slriclcment nécessaires pour écl:iirer ses premiers pas.

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