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Diapason 25. On doit se souvenir de ce que nous avons dit au § 18 sur le diapason ''"ff''' des clefs.
Pour connaître prom(3tement le diapason d'une clef, et pour se rendre compte du rapport des diverses clefs entre elles, il suffit d'ailleurs d'examiner l'exemple suivant, dans lequel le ynême son se trouve écrit sur chacune des clefs.
piano cil corn- même ut même ul même ut même ut mêhie ut même ut «^ -'^ mciiçant par le "' '"'^"'^ "' même ut
«as. Ou bien,
Celte note, dont le son est connu, et dont la position sur la portée varie
SYSTÈME DES CLEFS. Ul
selon la clef, servira de point de comparaison pour déterminer relativement la hauteur réelle des sons représentés par les autres notes.
S'agit-il, par exemple, de transcrire en clef d'î<^ AMigne le mi écrit sur la 1" ligne en clef de sol, nous remarquerons d'abord que ce mi est une tierce au-dessus de Vut, présenté dans l'exemple ci-dessus comme point de comparaison.
Iransciiplioii
Ou bien avons-nous à transporter en clef de sol cette note |P~ |j
nous n'avons qu'à la comparer avec la note que nous connaissons.
el la transcription nous donnera :
EXERCICES
i" Ecrire sur ckacime des clefs les sons suivants :
2° Transcrire les sons suivants, ainsi qu'il est indiqué pour chacun d'eux.
cesulm\ celui | ce. mi 1 ce /a I ce soi I cil di'f en clef en clci SMigue I dut l" \ d'ut i' \ de fa 4" | de soi
i-ldc fa\ en cW(
V \ur\ti' il 11/ l>f
liS PRINCIPES DE LA MUSIQUE.
5° Transcrire en clef de fa k^ ligne la série des notes suivantes :
De même en clef de soi- 2' ligne les notes ci-dessous.
=»^cqs
Desiination 26. Toules ces cleis Ont été imaginées afin de pouvoir écrire sur une portée chaque clef, ^ç, ^inq Hgnes une grande partie des sons de l'échelle musicale.
27. Chacune des clefs sert à écrire la série des sons appartenant à une voix ou à un instrument, et est par conséquent le signe distinctif de cette voix ou de cet instrument.
Les deux clefs de fa sont affectées aux voix et aux instruments graves. La clefd'«^ 1" ligne et la clef de sol, aux voix et aux instruments aigus. Enfin les clefs à'ut h% 3° et 2*= ligne, aux voix et aux instruments du médium.
Nous pensons qu'on lira avec intérêt et avec fruit les explications plus étendues qui font l'ohjet de la note suivante. Elles feront connaître h fond le système des clefs, et aideront à comprendre tout ce qui s'y rattache.
Note sur le système des clefs.
Le cliaat étant naturel à l'homme, la musique vocale a précédé la musique instrumentale, qui est une conquête de l'art.
On a donc cherché d'abord le moyen d'écrire les sons que peut produire la voix humaine. Or, l'étendue générale de l'échelle vocale, à partir du son le plus grave des voix masculines, jusqu'au sou le plus aigu des voix féminines, atteignant presque (rois octaves et demie, il faudrait, pour écrire tous ces sons, une portée de onze à douze lignes.
Au moyen d'une telle portée, on pourrait se passer de clef, puisqu'il serait convenu que la note écrite au-dessous de la première ligne correspondrait au son le plus grave do
SYSTÈME DES CLEFS. Z,9
l'éclieile vocale dans ses limites ordinaires, c'est-à-dire au fa (voyez ci-après le tableau du système général des clefs). Mais on conçoit l'énorme difficulté, disons rimpos!>ibilité qu'il y aurait à lire rapidement la musique sur une portée formée d'un aussi grand nom])iT de lignes. Voici donc l'ingénieux moyen auquel on a eu recours.
On obst rva que, si toutes les voix réunies, celles de l'homme et celles de la femme fournissent en effet, dans leur ensemble, cette étendue d'environ vingt-cinq degrés, néanmums chaque voix, prise isolément, ne parcourt qu'un espace beaucoup plus restreint, puisque les voix qui descendent bas s'élèvent moins que celles qui atteignent les sons aigus, et que, réciproquement, celles-ci descendent moins que les premières. D'où il résulte que les lignes supérieures de celte portée générale sont complètement inutiles aux voix graves; qu'au contraire, les voix aiguës n'emploient que les lignes supérieures; et qu'enfin les voix intermédiaires, se tenant dans la région moyenne de la portée générale, laissent vides plusieurs des lignes supérieures et inférieures. On partit de là, et, supprimant les hgnes inutiles à la voix pour laquelle on écrivait, on ne laissa subsister de la portée générale que la portion nécessaire pour écrire la série des sons constituant le diapason de celle voix.
Pour former cette portée partielle, on prit à la portée générale cinq ligues seulement, ce nombre suffisant à peu près à l'étendue ordinaire d'une voix quelconque.
Mais il fallut dès lors avoir recours ii un signe indiquant à quelle portion de la portée générale correspondait cette portée partielle.
Tel est le primipe des clefs, et l'on voit, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, que non-seulement les clefs donnent un nom aux notes écrites sur la portée, mais qu'elles établissent le diapason auquel ces notes se rapportent.
Le système des clefs est rendu sensible aux yeux dan^ la ligure suivante, qui le résume complètement.
Tableau du système général des ch'fs.
Position
abandonnée
if''
de sol-^ mi— ^
Je ut-^ la—
de fa —
- lis:;
iU
ib
■ CTk-
rrj.
lr.^.
fa sur 4* ilgn
• ligDB
1" ligoe.
On voit par ce tableau :
1" Qui: les trois clefs de fa, d'ut et de sol, désignent les trois noies correspondantes placées dans la portée générale : fa, sur la quatrième ligne ; u!, sur la sixième, et sol, sur la huitième.
2° Que sur cette portée générale, une portée partielle (celle en usage) s'élève graduellement de ligne en ligne, occupant ainsi huit positions sur la grande portée de douze lignes
3° Qu'en rapportant à la portée partielle et mobile l'un ou l'autre des trois points fixes fa, ut, sol, désignés par les clefs sur la portée générale, et en observant à quelle ligne de la portée partielle correspond le point fixe figuré par la clef, on conuailra la position exacte
50 PllINGIFES DE LA MUSIQUE.
de la portée partielle par rapport à la portée générale, et par conséquent la hauteur réelle des sons écrits sur celle portée parlielle.
4° Qu'à chaque changement de position, une même clef joue exactement le rôle d'une clef nouvelle, et que les trois clefs ayant ensemble huit positions, c'est en réalité comme si l'on avait huit clefs.
5' Que les clefs, envisagées ainsi dans leurs diverses positions sur la portée parlielle, ont entre elles des rapports de diapason, dont il est facile de se rmdre compte en plaçant la clef de la petite portée sur la clef correspondante de la portée généralr!, et en assignant par là à chacune des échelles partielles la [lace qui lui appartient dans l'échelle générale des sons.
Par exemple, nous avons dit (§ 25) que les notes suivantes représentaient Vuuiason :
Pour le prouver, plaçons la clef de chacune de ces huit figures sur la clef correspondante de la portée générale, et nous reconnyîtrons que les huit notes sont traversées p\ir la sixième ligne de la portée générale (la ligne ui), et expiiment en conséquence le même son : Vul qui se pose sur la sixième ligne (1).
ut ut ut ut ui ut ut ut
i,n procédant de la même manière à l'égard des notes suivantes :
i^ ^1 ^ ^S jpl pi pi
(1) lies deux clefs au moyen desquelles on écrit la musique de piano offrent par leur réunion l'équivalent de la portée générale. La ligne supplémentaire placée entre les deux portées, et qui en est le point de jonction, n'est pas autre chose que la ligne à'ul de la portée générale.
SYSTÈME DES CLEFS
on verra que chacune Je ces notus est plus liante Je trois degrés que celle dont elle est précédée.
Ces deux exemples font voir que les trois clefs, en tenant compte Je leurs diverses positions sur la portée de cinq lignes, forment un système complet ilans lequel la transposition ou changement de position des notes s'effectue de tierce en tierce.
Ge système offre le grand avantage de permettre d'écrire sur une portée de cinq lignes (à l'aide des différentes clefs) toutes les notes Je la portée générale (§ 26). En outre, chaque voix, selon son espèce, y trouve une clef parfaitement aprirop'iée à son Jiapason (§ 27).
C'est ce que nous allons voir Jans l'article ci-ap-ès, vt.lgî? "'3 et suivantes.
RÉSUMÉ
A. On représente les sons par des signes appelés noies, lesquelles s'échelonnent sur la portée, conformément au degré d'élévation des sons qu'elles figurent.
B. Les notes placées sur la, portée n'acquièreid une signification précise qu'au moyen des clefs.
C. Une clef est un signe qui indique un certain son déterminé de l'échelle générale.
D. Les clefs se posent au commencement de la portée, sur l'une des cinq lignes; la note placée sur la même ligne que la clef représente le son indiqué par cette clef. Or, le nom de cette note étant connu, on a celui de toutes les autres, en vertu de l'ordre naturel de leur succession.
E. Non-seulement les clefs font connaître le nom que doivent recevoir les notes posées sur la portée, mais elles indiquent encore le degré d'élévation des sons écrits.
F. Il y a trois signes de clefs ; la clef de fa, la clef r/'iT et la clef de SOL.
G. Chacune des trois clefs peut occuper sur la portée diverses positions.
La clef de fa se pose sur la 4^ ligne et sur la 3^ ligne.
La clef d'î// sur chacune des quatre premières lignes.
La clef de sol, sur les deux premières lignes.
Ces huit positions sont actuellement réduites à sept, par suite de l'abandon de la clef de sol sur la première ligne.
H. Ces diverses positions équivalent à autant de clefs différentes.
L Le diapason et les rapports des différentes clefs peuvent être constatés au moyen d'un son connu qui, noté dans chacune d'elles, sert de point de comparaison. (Voyez l'ex. à la page 46.)
J. On a imagine toutes ces clefs afin de placer sur la portée la série des sons, graves ou aigus, appartenant à cliaque genre de voix.
K. La clef de fa s'emploie pour le grave; la clef de 50/ et la clef d'î</, !'■'' ligne, pour V aigu; la clef à' ut dans ses trois autres positions, pour le médium.
EXERCICE
RÉrONDHE AUX Ql'KSTIONS SUIVANTES.
(Sur les principes.)
Comment rcprêscntc-t-on les sons dans récnture musicalcl — A.
Qu'est-ce qui donne aux notes placées sur la portée une significatir^n précise? — B.
Qu'est-ce qu'une clef 1 Qu indique-t-cllel — C.
Comment la clef fait-elle connaître le 720m que doit prendre chacune de<i notes écrites sur la portée? — I).
Les clefs n'ont-elles d'autre objet que de faire connaître le nom que doivent recevoir les notes écrites sur la portée 1 ■ — E .
Combien y a-t-il de clefs ? Comment les nomme-i-on '{ — !•'.
Sur quelles licjnes de la portée se posent les différentes clef si — G.
SYSTÈME DES CLEFS. 53
Les diverses positions d'une même clef équivalent-elles à des clefs di/fêventesl — H.
Indiquez un procédé facile pour constater le diapason et les rapports des difjérentes clefs entre ellesl — I.
Pourquoi a-t-on imaginé toutes ces clefs ? — J.
Quelles sont les clefs affectées au gravel à l'aiyul au médium ? — K,
(Sur l'application.)
Nommez tes lignes^ tant en dessus qu'en dessous^ de la clef de fa ; de la clefd'vT; de la clef de sol.
Avec telle clef ^ sur telle ligne, quel serait le nom de la note occupant telle position sur la portée ?
A quelle clef faut-il avoir recours pour que la note occupa) it telle position prenne tel nom ?
Touchez sur le piano le v\ désigné par la clef de fa ; /'ut désigné par la de/ d'vT ; le sol désigné pcw la clef de sol.
Quelle est la distance qui sépare ces trois sonsl
Touchez sur le piano la note (qui., en telle clef, occupe telle position.
Écrivez en telle clef telle note qu'on vous désigne sur le clavier.
SYSTÈME DES CLEFS