VALEUR COMPARATIVE DES NOTES ET DES SILENCES
Durée ^ égale
202. On emploie en outre, quelquefois, un signe de valeur emprunté à l'ancienne notation : c'est la carrée, note qui vaut deux rondes (1).
A cette valeur correspond un silence appelé bâton de deux pauses , —
Enfin, il y a le bâton de quatre pauses ïEE3rT , silence pour lequel il y
avait, dans l'ancienne notation, une note de valeur correspondante (la longue).
Le bâton de quatre pauses équivaut à deux carrées ou quatre rondes (2).
(1) La carrée est la brève de l'ancienne notation.
Voici quels étaient les noms et les signes de valeurs dans l'ancienne notation musicale :
Maxime ' l
langue HH
Brève [^ aujourd'hui la carrée.
Semi-brève O aujourd'hui la ronde.
Minime o aujourd'hui la blanche.
On voit qu'alors les signes des valeurs tiraient leurs noms des rapports de durée qu'ils leprOsentaient, tandis que, aujourd'hui, les dénominations se rapportent à la figure de la note. La raison en est que, dans notre notation moderne, une même figure de note peut représenter des valeurs différentes, résultant : les unes de la division binaire, et formant des demies comme dans le tableau précédent ; les autres de la division ternaire, et formant des tiers, ainsi que cela a lieu dans le triolet (voyez ci-après §§ 208 et 209).
(2) On indique un silence d'un grand nombre de mesures au moyen des signes précédents, on plus simplement, par une double barre placée obliquement sur la portée, et surmontée du chiffre ii^arquantle nombre de pauses à compter. Exemple :
.Silence lie onze mesures.
Le point
d'augmenta
lion.
203. Nous savons que le point placé après une note en augmente la valeur de moitié : qu'ainsi une ronde pointée vaudra une ronde et demie, ou trois blanches; qu'une blanche pointée vaudra une blanche et demie, ou trois noires. De même à l'égard des autres valeurs. Une note pointée est donc naturellement divisible par trois.