CHAPITRE XLVI
2 1. — Pour soumettre la terre, il faut que l'homme croisse et multiplie. La tendance à prendre les formes diTerses de la Tie se trouve la plus forte au plus bas degré d'organisation. Fécondité et déTeloppement sont en raison inverse l'une de l'autre. L'homme étant le plus haut degré de développement doit donc être très-long à croître. Temps nécessaire pour que la population double. Quelque long qu'il soit, si la tendance procréatiTC est une quantité fixe et donnée, toujours prête à être excitée à l'action, le jour doit arriTer où la place manquerait pour la population. En est-il ainsi ? se peutil que le Créateur ait soumis l'homme à des lois en vertu desquelles il devienne l'esclaTe de la nature et de ses semblables ? 255
TABLE DBS MàTlÉRBS. 487
Pages, f 2. ~ La seience physique atteste que Toràre, rharmonie et Tadaptatioa
réciproque régissent tous les règnes qu'elle a encore explorés. Les économistes modernes ont pris des faits pour des lois. Les lois sont règles permanentes, uniformes et universelles dans leur action. La théorie de M. Mal< thus manque de tous ces caractères. La fonction procréatrice^ en commun avec toutes les autres, est placée sous la loi de circonstances et de conditions. La loi de la vie humaine doit être en harmonie avec le dessein du Créateur. La guerre et la pestilence sont-elles nécessaires pour corriger les erreurs du Créateur, ou le Créateur a-t-il, à la tendance à procréer, adapté les moyens de corriger la faute de l'homme ? Il n*y a pas dans la nature d'exemple que les lois du sujet rompent l'harmonie du. plan de la création. Ce n'est pas l'ordre divin, mais le désordre de l'homme qui limite sa vie sur la terre dans la période d'utilité et de jouissance 258
2 3. — Le pouvoir de progresser est en raison de la dissemblance des parties et de la perfection d'organisation. L'homme est donc l'être le plus susceptible d'évolutions, — passant de l'état de pure animalité à l'état de Yfwmme véritable, responsable vis-à-vis de sa famille, de ses semblables et de son Créateur. La responsabilité croit avec l'augmentation du pouvoir d'association et avec la division de la terre 266
§ 4. — L'accroissement de population modifié par le développement de ce sentiment de responsabilité qui vient avec la propriété de la terre. Faits que présentent à l'observation les pays du centre et du nord de l'Europe. — Ceux où les emplois vont se diversifiant de plus en plus, et où s'opère le rapprochement entre les prix des denrées premières et des utilités achevées 269
1 5. — Phénomènes que présentent les pays exclusivement agricoles, — ceux qui prennent l'Angleterre pour guide. Imprévoyance et pauvreté. Conséquences de l'absence de diversité dans les modes d'emploi, et de la consolidation de la terre. Adaptation du pouvoir procréateur aux circonstances dans lesquelles une société se trouve placée 275
2 6. — La consolidation de la terre et la maladie d'excès de population sont conséquences nécessaires de la politique qui vise à avilir le prix du travail et des denrées premières de la terre. Le système anglais tend à produire ces effets. Ses résultats tels qu'ils se manifestent dans la condition du peuple anglais 281
2 7. — La vie du pionnier favorable à l'accroissement de population. Le système américain, ici comme ailleurs, est un système d'anomalies, — la localisation est la théorie, et la centralisation est la pratique. Effets manifestés dans la durée de la vie 287
2 S. — La fonction reproductive n'est pas une quantité constante. Elle s'adapte aux difi^rentes conditions de race. Preuve qu'il existe dans la nature harmonie entre le taux de procréation et les subsistances. Prédominance générale des fonctions de nutrition et sexuelles. Antagonisme des instincts animaux et des facultés supérieures. Opposition spéciale entre les fonctions nerveuses et sexuelles. Fécondité chez les êtres sans valeur d'une civilisation imparfaite. Infécondité chez les tribus de chasseurs. Activité des freins intellectuels à la procréation. Les pouvoirs cérébral et générateur chez l'homme^mûrissent ensemble. Fécondité>n raison inverse de l'organisation. Faits que fournit la physiologie. Pouvoir cérébral de la femme
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affaibli par la fonction atérine. Effets divers des dive^es qualités mentales et morales. Rapport de la fécondité à la mortalité. Une loi de population 8*adaptant d'elle-même assure l'harmonie entre l'augmentation de population et celle des subsistances. Changements futurs dans le rapport de procréation tendant à développer le plus haut bien-être de la race. . . *290
fi 9. — Dans le monde physique les effets les plus importants sont dus à Tac^ tion lente mais continue d'agens minimes et presque imperceptibles. — L'insecte corail opère des révolutions qui sont durables, tandis que l'éléphant ne laisse pas derrière lui trace de son existence. Il en est ainsi dans le monde social. — Le Créateur y a pourvu à un ensemble de tels instruments pour que s'accomplissent les fins de la création de l'honmie. La guerre, la pestilence et la famine ne sont nullement nécessaires. La théorie d'excès de population n'est qu'une tentative d'expliquer les conséquences de l'erreur de l'homme par une erreur supposée de la part du Créateur de l'homme. . 304
{ 10. — L'harmonie dans le monde social comme dans le monde physique résulte de l'action égale de deux forces qui s'opposent l'une à l'autre. Plus l'équilibre est parfait, plus il y a tendance au développement de Xhomme véritable et à l'harmonie entre les demandes qu'on adresse à la terre et bon pouvoir d'y satisfaire 307