CHAPITRE LIV
DE l'organisation SOCIÉTAIRE.
I 1 . — Dans la nature, la dissemblance des parties est une preuve de la perfection de l'ensemble, — le plus haut degré d'organisation étant celui qui présente les différences les plus nombreuses. Pliu l'organisation est supérieure, plus est complète la subordination des parties. Plus la subordination est parfaite, et plus harmonique et belle est l'interdépendance des parties. Plus cette interdépendance est complète, plus est forte l'individualité du tout et plus il a pouvoir de self-direetion, de direction spontanée. . . 461
i 2. — Phis la coordination des parties est parfaite, et mieux se complète le développement de chacune et de toutes. Plus sont nombreuses les différences dans une société, plus la subordination est parfaite et plus complète est leur interdépendance. L'ordre et la liberté vont s'élevant à chaque degré qui rapprodie du type de l'organisation sociétaire. Exemples empruntés à l'histoire 463
Pages.
I 3. ^ La subordmition devient plus complète à mesure qu'augmente la concurrence pour Yctchat du trayail^ — le trayailleur gagnant alors en lib^té. Linsubordination croissante suit Taccroissement de concurrence pour la vente du travail, — et le travailleur est de plus en plus asservi. Le premier cas est celui des pays qui se guident sur les principes de Golbert. L'autre est celui des pays qui adoptent les doctrines de l'école anglaise. Phénomènes que présentent l'Angleterre et les États-Unis 467
{4. — Dans le monde physique et dans le monde social l'harmonie de mou* vement, — l'interdépendance, » est un résultat de cette attraction locale qui Doaintient une parfaite indépendance. La subordination croit avec l'accroissement du pouvoir de libre direction personnelle et de protection. L'harmonie est un résultat de l'égale action de deux forces qui s'opposent l'une à l'autre. Elle naît dans tous les pays oii l'action coordinatrice est en accord avec les principes de la science sociale 470