‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 101 sur 225 · LE DUC DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BOURGOGNE

M. le duc de Bourgogne naquit terrible, et sa première jeunesse fit trembler. Dur et colère jusqu'aux derniers emportements et jusque contre les choses inanimées, impétueux avec fureur, incapable de souffrir la moindre résistance, même des heures et des éléments, sans entrer dans des fougues à faire craindre que tout né rompiît dans son corps, opiniitre à l'excès, passionné pour tous les plaisirs. Souvent farouche, naturellement porté à la cruauté, barbare en raillerie, saisissant les ridicules avec une justesse qui assommait, de la hauteur des cieux il ne regardait les hommes que comme des atomes avec qui il n'avait aucune ressemblance, quels qu'ils fussent ; à peine MM. ses frères lui paraissaient-ils intermédiaires entre lui et le genre humain.

De cet abîme sortit un prince affable, doux, humain, modéré, patient, modeste, et quelquefois au delà de ce que son état pouvait comporter : humble, austère pour so. Tout appliqué à ses devoirs en les comprenant immenses, il ne pensa plus qu’à allier les devoirs de fils et de sujet avec ceux auxquels 1l se voyait destiné.

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