NARRATION HISTORIQUE
Qu'est-ce que la narration historique ?
La narration historique est ic récit exact et fidèle d’un événement réel.
Quelles sont les qualités particulières de la narration historique?
Les qualités particulières de la narration historique sont la vérité et la couleur locale.
Eu quoi consiste la vérité dans la narration historique ?
La vérité dans la narration historique consiste à raconter les choses telles qu’elles sont arrivées, sans y rien ajouter ni retrancher. Elle n’affirme que les faits certains et donne comme douteux ceux qui le sont réellement.
En quoi consiste la couleur locale ? port La couleur locale consiste à représenter les person- fut e nages avec leurs mœurs et leur caractère distinctif, et L dej à donner au récit le cachet et la physionomie de lépo- Li que, du pays et de la nation où le fait s’est passé. se : tBre Quel doit être le style de la narration historique ? Le style de la narration historique doit être en géncral simple et rapide. ; Qu L L:
Ex. : DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE PAR CHRISTOPHE COLOME, Ë évén surtt Colomb fit voile de Palos,le 3 août 1492, avec le titre d'amiral des entié terres qu’il pourrait découvrir. Il était accompagné des trois freres RR pe Pinçon, qui voulurent hasarder leur fortune et Jeur vie dans cette ss expédition mémorable, La petite escadre avait à bord pour douze En mois de vivres, et portait quatre-vingt-dix hommes, parmi lesquels 4 La se trouvaient quelques aventuriers qui suivaient la fortune du capi du pe taine, La traversée ne fut pas orageuse ; mais une crainte supersti tieuse qui s'était emparée de l’esprit des matelots, leur faisait voi . mille dangers imaginaires, Cette terreur fut encore augmentée par donn les variations du compas, qui furent observées alrrs pour la pre tion, mière fois. Ils crurent que les lois de la nature changeaient à mesu | carac re qu'ils avançaient, et, dans leur effroi, tantôt ils tombaient dans 1 juer le plus grand découragement, tantôt, pleins de colère, ils poussaient des cris de révolte, jusqu’à menacer un jour Colomb de le Que jeter à la mer. La fermeté de ce capitaine ne l’abandonna point, il Le réussit à les maîtriser et à relever leur courage. Il y avait 70 jours sobre qu’il avait quitté Palos, lorsque dans la nuit du 12 octobre, une lu- peut mière qui allait et venait à quelque distance des bâtiments, frappa . goût | tout à coup la vue de Colomb, qui n’osant s’en rapporter à ses Ù | yeux, la fit observer à quelqu'un qui était près de lui. Ils attendirent le jour avec la plus grande anxiété. A ses premières lueurs, ils aperçurent une terre couverte d’une végétation brillante et vigoureuse, sous un beau ciel rempli d’une multitude d'oiseaux de 6 D;
toutes sortes de plumages, À ce spectacle, tout le monde fut trans- Les câl
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porté de la plus vive allégresse sur les trois navires, et le 7% Peur fat entonné à haute voix en action de grâces, au milieu des larmes le joie qui coulaient de tous les yeux. (GARNEAU.)
Voyez l’Appendice, n° 10, page 126. ?remière expédition de Champlain.—Combat (FERLAND). — Mort du Père de Brébeuf (Bressany, traduit par le P, Martin.)