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I, LETTRES FAMILIÈRES OU D’AMITIÉ

Quelles sont les lettres comprises sous le titre de lettres d'amitié ?

On comprend sous le nom de lettres d'amitié toutes les lettres adressées à sa famille, à son père, à sa mère, à ses frères et sœurs et à ses amis, à tous ceux enfin avec qui on est sur le pied de l’amitié.

Quel est le caractère des lettres d'amitié ?

Le caractère des lettres d'amitié, c’est l'abandon, la confiance et l'affection. Le cœur doit dicter tout ce que l'on écrit, se dilater et s’épancher librement. Le ton de ces lettres doit être grave ou enjoué selon les circonstances, mais toujours affectueux. Cependant, même dans les plus intimes épanchements, il faut conserver ue certaine réserve et observer toutes les règles de la plus scrupuleuse honnêteté ; c’est le plus sûr moyen d'entretenir l’amitié.

Il convient même de ne point négliger dans l’occasion ce qui peut faire plaisir, comme un mot d’approbation, une louange sur une bonne action, sur un mot heureux, etc. Ces petites attentions sont toujours agré-

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ables et dignes d’un ami dont la part doit être la meilleure.

Ecrites avec ce soin et cette délicatesse qu'inspire l’affection, ces sortes de lettres peuvent être longues impunément ; car l'amitié est volontiers causeuse, elle aime les confidences, les détails, les bagatelles même ; et selon l'expression de Gresset,

L'esprit n’est jamais las d'écrire Lorsque le cœur est de moitié.

(Voyez à l’Appendice, n° 18, pages 142 et suivantes, plusieurs modèles de lettres familières ou d'amitié.)

Quelles sont les lettres de convenance ?

Les lettres de convenance sont celles que la civilité,

l'étiquette ou les devoirs de position nous obligent à écrire. Elles s'adressent ordinairement à deux sortes de personnes, à des supérieurs, des bienfaiteurs, de vieux parents, aux parrains, marraines, etc. ou à des amis.

Quel est le caractère des lettres de convenance ?

Le caractère des lettres de convenance qui sont adressées à des supérieurs, bienfaiteurs, vieux parents. etc., est le respect, la dignité et la politesse. Le style doit toujours être simple, naturel, facile, mais l'abandon n’y est pas de mise. Il faut être court et éviter de mêler d’autres affaires à ce qui fait le sujet de ces lettres.

Quant aux lettres de ce genre adressées à des amis, elles n’ont point d'autre caractère que les lettres d’amitié ; le cœur doit en faire tous les frais.

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LETTRES

Quelles sont les lettres de convenance les plus ordinaires ?

Les lettres de convenance les plus ordinaires sont les lettres de souhaits de nouvel an, de fête, d’anniversaire de naissance, etc.

Les lettres de félicitation à l’occasion d’un succès, d'un avancement, d'un mariage, d'une naissance, etc.

Les lettres de remerciment à l’occasion d’un service, d'une faveur, etc.

Les letires de condoléance à l’occasion d’un malheur, de la mort d’un parent, etc.

Et les lettres d'adieu.

Que faut-il observer dans les lettres de souhaits de nouvel an, de fête ?

Les lettres de souhaits de nouvel an, de fête, etc. adressées à des supérieurs, bienfaiteurs et autres personnes de cette condition ou qualité, doivent être courtes. Quelques bons sentiments, quelques vœux sincères partant du cœur et exprimés d’une manière agréable suffisent. Il convient dans ces lettres de rappeler les faveurs, les bienfaits reçus, mais il faut éviter autant que possible les tournures, les formules usées à force d'être répétées par tout le monde.

Dans les lettres de ce genre adressées à des parents, à son père, à sa mère, etc., et à ses amis, on doit donner libre cours aux sentiments du cœur ; ce sont des lettres d'amitié,

(Voyez à l’Appendice, n° 19, pages 164 et suivantes, plusieurs modèles de lettres de bonne annñée.—N° 20, pages 170 et suivantes, divers modèles de lettres de fête.)

Que faut-il observer dans les lettres de félicitation ?

Les lettres de félicitation demandent beaucoup de tact et de mesure ; un compliment est toujours difficile à faire.

En général, il faut être court et faire voir qu'on est vraiment heureux du bonheur qui est arrivé, c'est le point essentiel ; mais en même temps, il faut être en garde contre l’exagération.

Lorsqu'on adresse des félicitations à l'occasion d'un succès, d’un avancement, il convient d'appuyer délicatement sur le mérite de la personne, sur ses titres à cet avancement, etc...

(Voir à l’Appendice, n° 21, page 175, divers modèles de lettres de félicitation.)

Que faut-il observer dans les lettres de remerciement ? Les lettres de remerciement sont faciles à faire ; le

cœur trouve vite ce qu’il faut dire. L'important est que la reconnaissance soit proportionnée à la faveur accordée, au service rendu. Ordinairement, une apprécia tion flatteuse de la faveur reçue, une expression naturelle du sentiment qu'on éprouve et quelques paroles d'estime ou d'affection s. sent. Il faut éviter avec soin l’'exagération.

(Voyez à l’Appendice, n° 22, pages 180 et suivantes, plusieurs modèles de lettres de remerciement.)

Que faut-il observer dans les lettres de condoléance ?

Les lettres de condoléance, comme les lettres de félicitation, demandent beaucoup de tact et de délicatesse. Elles doivent toujours être graves et respirer la plus tendre affection. Il convient d’abord d’entrer dans les sentiments de la personne à qui l’on écrit, de par-

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tager sa douleur, puis de lui suggérer doucement quelques motifs de consolation. Mais pour cette dernière partie il est nécessaire de tenir compte de ses dispositions et de son caractère. On trouve ordinaire-

ment ces motifs de consolation dans les sentiments que

nous offrent la foi et la religion.

S'il s'agit de la perte d'une personne chère, il ne faut pas oublier de rappeler ses qualités, ses vertus ainsi que lestime ou le respect qu'on lui j;ortait, C'est d'ailleurs cet éloge qui donne le moyen de présenter naturellement les motifs de consolat r à.

Dans les lettres de ce genre adressées à des supérieurs, à des prêtres ou à des religieux, il faut ètre très réservé et très délicat au sujet des motifs de consolation. Le plus souvent même, il est mieux de s'abstenir sur ce point.

(Voyez à l’Appendice, n° 23, pages 186 et suivantes, divers modèles de LETTRES DE CONDOLÉANCE ).

Que faut-il observer dans les lettres d'adieu ?

Les lettres d'adieu que l’on écrit à des parents ou à des amis intimes doivent respirer l'affection et l’émotion. Le cœur doit en faire tous les frais et s'épancher avec tendresse au souvenir des bontés et des attentions de l'amitié.

Quant aux lettres d'adieu adressées à certaines personnes avec lesquelles on a eu des relations particulières d’affaires, etc., elles demandent beaucoup de tact et de réserve. Une appréciation flatteuse de ces relations et quelques mots d'estime peuvent suffire. Il faut être court.

(Voyez à l’Appendice, n° 24, pages 194 et suivantes, plusieurs LETTRES D’ADIEU.)

Qu’appelle-t-on lettres d’affaires ?

On appelle lettres d’affaires celles qui ont pour objet un intérêt matériel, Sous ce titre on comprend non seulement les lettres de commerce, mais encore certaines lettres d’une nature plus délicate, comme lettres de demande, de refus, d’excuse, de reproche, etc.

Quel est le caractère des lettres d’affaires ?

Le caractère des lettres de commerce est la précision, la clarté et la brièveté. Elles disent ce qu'il faut et rien de plus. Le style ne saurait être trop simple. Les lettres d’affaires d'une autre nature n’ont point de caractère particulier. Le ton doit être grave, poli ou respectueux, selon les circonstances.

(Voyez à l’Appendice, n° 25, pages 199 et suivantes, LETTRES D'AFFAIRES ET DE COMMERCE, )

Que faut-il observer dans les lettres de demande ?

Dans les lettres de demande, il faut toujours tenir : compte du caractère et de la qualité de la personne à D: qui l’on écrit et faire valoir avec modestie les motifs qui y appuient la demande. Il est aussi important de ne à point négliger ce qui peut capter la bienveillance ; car dt une louange fine, un mot qui flatte la vanité, produit souvent plus d’effet que les meilleurs raisons. D (Voyez à l’Appendice, n° 26, pages 205 et suivantes, LETTRES DE DEMANDE.) | Que faut-il observer dans les lettres de refus ? | Il faut mettre beaucoup de douceur et de bienveil- "

lance dans les lettres de refus. Il convient surtout d’exprimer le regret de ne pouvoir accorder la chose deman-

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(Voyez à l’Appendice, n° 27, pages 209 et suivantes, LETTRES DE REFUS.)

Que faut-il observer dans les lettres d’excuse ?

Une lettre d'excuse doit être ordinairement grave et sérieuse. On peut être coupable, excusable ou innocent. Dans le premier cas,il faut avouer sa faute et en témoigner du regret ; dans le deuxième on présente modestement les raisons qui atténuent la faute ; enfin, si l’on est innocent, on doit le prouver, mais en prenant toujours un ton convenable et modéré.

(Voyez à l’Appendice, n° 28, pages 212 et suivantes, LETTRES D'EXCUSE,)

Que faut-il observer dans les lettres de reproche ou de réprimande ?

Dans les lettres de reproche ou de réprimande, on doit éviter de paraître dur et amer, ce qui est le fait d'un mauvais cœur. Il convient de toujours tempérer par l'amitié, la bienveillance ou la charité, ce qu’il peut y avoir de sévère dans les expressions. Les lettres de ce genre ne doivent être écrites que lorsqu'on est calme et de sang-froid.

(Voyez à l’Appendice, n° 29, pages 218 et suivantes, LETTRES DE REPROCHE, )

Que faut-il observer dans les lettres de recommandation ?

On doit bien necer et mesurer ses expressions dans une lettre de r2co'rmardation, car elle engage toujours la responsabiïité de celui qui l'écrit

(Voyez à l’Aprendice, ñ’ 20, pages 222 et suivantes, LETTRES DE RECUMMANDATION.)

Que faut-il observer dans les lettres de conseil ? Les lettres de conseil demandent toujours beaucoup de tact, de prudence et de réserve dans les expressions. Quand elles ne sont pas de supérieur à inférieur, il faut ménager avec un soin extrême l’amozr-propre de celui à qui l’on écrit, surtout s’il s'agit de toucher quelque point répréhensible de sa conduite. Dans de telles circonstances, il n’y a ordinairement que la plus tendre amitié et la plus sincère affection qui puissent faire accepter un conseil; ét encore, est-il même souvent nécessaire de ne le présenter qu’en l’accompagnant d’éloges, de marques d’estime pour cette personne, et qu’en rappelant avec délicatesse ses bonnes qualités, ses talents, etc.

(Voyez à l’Appendice, n° 31, pages 226 et suivantes, LETTRES DE CONSEIL.)

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