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qui est quelquefois accidentellement percée d'un orifice Qrou de Rivinus). Quoique très mince, la membrane du tympan est douée d'une grande résistance. Elle doit cette qualité à une couche fibreuse interne placée entre la peau du conduit auditif externe et la muqueuse de la caisse qui la revêtent tout entière. La couche fibreuse se compose, de dehors en dedans, d'abord de fibres radiées qui se détachent du bourrelet circulaire, puis de fibres circulaires qui, très denses à la périphérie, s'amincissent en se rapprochant du centre, enfin de fibres dendriiiqius qui envoient des prolongements dans tous les sens (fig. 8).
En face de la membrane du tympan se trouve la paroi de l'oreille interne, qui renferme les organes de la perception auditive. Cette paroi osseuse est percée de deux trous : la fenêtre ronde (diam. de i 1/2""* à 2), qui est fermée par une membrane analogue à celle du tympan (fig. 7 et 12); la fenêtre ovale, où vient se terminer la chaîne des osselets.
La fenitre ovale est allongée dans le sens transversal. Son grand axe a de 3 millim. à 3 1/2™"; son petit i 1/2""*. Le bord supérieur est concave ; le bord inférieur, le plus souvent rectiligne (fig. 7, 9 et 12).
La chaîne des osselets qui va de la membrane du tympan à la fenêtre ovale se compose de trois petits osselets, solidement attachés entre eux par des articulations, de telle sorte qu'un mouvement communiqué au premier ou au dernier se répercute sur tous les autres. Ce sont : le marteauy Yenclume et Yétrier (fig. 7, 8 et 9).
Le marteau (22 à 24 milligrammes) est pris par le manche entre la couche fibreuse et la couche muqueuse de la membrane du tympan. Il est maintenu en position par quatre ligament r : l'un le rattache à la voûte de la caisse (lig. supérieur), deux autres ;\ la paroi externe (lig. externe et
lig. postérieur), le quatrième à la base du crâne, dans le voisinage de l'épine du sphénoïde (lig. antérieur).
L'enclutm (2$ milligr.) est reliée à la paroi de la caisse par le sommet de sa branche supérieure (lig. postérieur), souvent aussi à la voûte (Hg. supérieur).
Vitrier (2 milUgr.) pénètre dans ta fenêtre ovale i la
Chaîne ia oMcIcit
par 1«ur làcc ■atfrieurc.
xent lupirïeuT. — jr Son HgtnunI txwmt. — 4r Abophiru tion de »D «popKyae grfJe. — é. Tendon da idukIc du mir-
manière d'un bouchon. Il en épouse la forme : bord supérieur convexe, bord inférieur rectiligne ou légèrement concave, extrémité postérieure arrondie, extrén.ité antérieure pointue. Le bord de l'étrier ne touche pas le pour-
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tour de la fenêtre ovale ; il règne entre les deux une fente circulaire, qui va grandissant depuis l'extrémité postérieure, ou elle mesure iji» (;~ de millim.), jusqu'à l'extrémité antérieure, où elle atteint looi*. Cette fente est comblée par le ligament annulaire, composé de fibres en partie conjonctives, en partie élastiques, qui rattache ainsi l'étrier à la paroi de l'oreille interne (fig. 9 et ii B).
La chaîne des osselets obéit à deux muscles : le muscle du marteau et le muscle de l'étrier.
Le muscle du marteau est long de 20 ^ 25 millim. Parti du bord supérieur de la trompe, il arrive A la fenêtre ovale.
d'où il se dirige vers l'extrémité supérieure du manche du marteau. Lorsqu'il agi;, il attire à lui le point sur lequel il s'insère. Le marteau, maintenu par ses ligaments, bascule.
. porte la tête en dehors et le bout du manche en dedans. Le corps de l'enclume suit la tête du marteau, et sa branche verticale refoule rétrier dans la fenêtre ovale (fig. lo).
Ainsi, le muscle du marteau a pour effet de tendre la membrane du tympan et de comprimer le liquide de l'oreille interne. Par là, il protège le nerf auditif contre les chocs trop violents.
Le muscle de Vétrier naît à la base du crâne, dans le canal
Fig. II.
(d'après Tbstct.)
A. Étrier au repos. — B. Base de Tétrier vue par sa face interne. — C. L'étrier après la
contraction de son muscle.
B : X. Extrémité antérieure. — 2. Extrémité postérieure. — ^. Bord svipèrienr. — 4. Bord inférieur.
^ et C : X. Pyramide. — a. Tendon du muscle de l'étrier. — j. Base de l'étrier. — 4. Rebord postérieur de la fenêtre ovale; 4'. son rebord antérieur. — L. Partie antérieure (la plus longue) du ligament annulaire ; L'. sa portion postérieure. — a a. Diamètre antéropostérieur de la fenêtre ovale. — x. Axe de rotation.
de la pyramide^ d'où il sort par un tendon grêle qui va s'attacher au col de l'étrier. Lorsqu'il se contracte, le col de l'étrier est attiré en arrière. Ce mouvement a un double effet. D'une part, il enfonce légèrement l'extrémité postérieure dans la fenêtre ovale, mais en même temps il retire d'une quantité plus considérable l'extrémité antérieure : par là, il diminue la pression dans l'oreille interne. D'autre
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part, il repousse la branche verticale de l'enclume qui entraîne en dedans la tête du marteau et en rejette le manche en dehors. La membrane du tympan se trouve ainsi détendue et parfoîtement disposée pour vibrer au moindre mouvement ondulatoire. Le muscle de l'érrier est donc « le muscle qui écouçe » (fig. ir).
On le voit, l'oreille moyenne répond pariâitement à sa destination. Le problème à résoudre était celui-ci : transmettre les vibrations de l'air à un liquide, milieu beaucoup plus dense que le premier. L'équilibre voulu est maintenu automatiquement entre le liquide, l'air intérieur et l'air extérieur, par les muscles de l'oreille moyenne et ceux de la trompe d'Eustache. L'inertie du liquide est vaincue par les dimensions de la membrane du tympan comparée à celle de l'étrier, par sa forme et par sa position.
L'oreille interne, celle où s'accomplit le phénomène de
Fig. II.
LabyrîDlhe oaeax isolé et vu par u âce externe.
CiBtl Joni-dmiliin méritai (». kb ciIr^niiM niiiiiilltûre). — B. Ciiul deni-circaliirc
ampamim éia aniax J et B). — C. Cuml demi-circoljitt tileme (t. «n exiitmiii unpqlUiTG ^ f'- Km ciir^qiiti non ampullure).
l'audition, se compose de cavités osseuses auxquelles leur
complexité a fait donner le nom de labyrinthe. Ce sont : le vestibule, les canaux demi-circulaires et le limaçon (fig. 12).
Le vestibule est une sorte de carrefour qui communique en dehors avec le tympan, en dedans avec les canaux et le limaçon. Il a la forme d'une chambre ovale, longue de 6 millim., large de 3 milHm., haute de 4 à 5. Les canaux demi-circulaires sont disposés sur le vestibule en anse de panier. Deux sont verticaux : l'un perpendiculaire (c'est le supérieur, 15 millim.), l'autre parallèle à l'axe du rocher {postérieur, 18 millim.); le troisième est horizontal («:(«-«£, 12 millim.). Ils s'élargissent tous à l'une de leurs extrémités en forme d'ampoule (orifice ampullairé).
Lfi limaçon (fig. 13) se compose de trois parties : i" un
noyau (columelle) (hauteur 3 mm,, base 3 mm.) percé de petits canaux qui reçoivent le nerf auditif : canal afférent, canal spiral ou de Rosentlial et canal efférent; 2° un tube