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Kœnig, Quelques expériences d'acoustique, p

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me fallait opérer des réductions, de manière à pouvoir porter moi-même tout mon laboratoire à la main : appareils, cuve,, vernis, provision de feuilles, outils, etc.

L'appareil enregistreur dut donc être bien simplifié. Voici à quoi, après des perfectionnements successifs, il a été réduit : une planchette en bois blanc, avec deux supports verticaux et une coulisse. L'un des supports porte une vis contre-pivot; l'autre, un petit moteur fait d'un vieux réveille-matin, qui suffit, par la seule butée de son arbre contre l'axe du cylindre, pour opérer l'entraînement.

L'élasticité des supports permet d'introduire le cylindre sans qu'il soit utile de toucher à la vis une fois qu'elle est bien réglée. On fait varier la vitesse en montant le ressort plus ou moins ou bien en pressant du doigt l'axe du cylindre. Dans la coulisse, circule à frottement doux une petite masse de bois, qui porte la tige de soutien pour les appareils inscripteurs et, monté sur une bascule, le diapason écrivant, que l'on peut à son gré rapprocher ou écarter du plan enregistreur. L'appareil est simple, très précis puisqu'il permet de calculer les moindres durées, peu coûteux, et avec cela peu encombrant, car, en perçant un large trou dans Tune de ses bases, j'ai fait servir le cylindre à l'emballage des appareils délicats.

Depuis seulement, j'ai vu le petit enregistreur que M, Verdin a construit pour la clinique (fig. 21), et qui pourrait fort bien être approprié aux explorations des phonéticiens en voyage.

Les progrès qu'a faits la photographie l'ont rendue propre à compléter et même à remplacer les procédés d'inscription que je viens de signaler. J'en dirai un mot à l'occasion, en décrivant les appareils inscripteurs.

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APPAREILS INSCRIPTEURS

La parole nous présente deux ordres de phénomènes à inscrire : h parole elle-même et les mouvements organiques qui la produisent.

Je parlerai successivement des appareils dont nous disposons pour l'un et l'autre objet, en commençant par les appareils inscripteurs des mouvements organiques.

Inscriptenrs des monyemenU organiques.

Quelle que soit leur diversité, les appareils inscripteurs ont tous le même but : recueillir un mouvement et l'inscrire sur le plan enregistreur. Ils sont donc doués d'un double organe : l'un explorateur y l'autre écrivant.

Ces deux organes sont mis en communication au moyen de l'air ou de l'électricité.

A. — APPAREILS INSCRIPTEURS A AIR.

Le premier appareil inscripteur qui ait été introduit en physiologie est le kymographion de Ludwig ', destiné à mesurer la pression sanguine. Il se composait d'un manomètre avec flotteur muni d'un levier et s'adaptait aux artères d'un animal vivant. J'ai souvent songé à utiliser un appareil analogue, mais j'ai craint les soubresauts de la colonne de mercure. M. Weeks, qui l'a essayé, s'est heurté à cet inconvénient.

Après l'appareil de Ludwig parurent ceux de Helmholtz

I . Marey , Du mouvement dans les fonctions de la vie, p . 130.

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et de Vierordt pour l' exploration des mouvements musculaires (myographes)'. Enfin M. Marcy, étudiant avec M. Cliauveau les mouvements du coeur, fut amené, par la difficulté même de l'espérimentation, à confier l'exploration et l'inscription à deux appareils distincts, qu'il relia par un caoutchouc. C'est ainsi qu'il dota la science de deux outils excellents : le tambour à levier et le tambour explorateur.

Organe écrivant.

Tambour à levier. — Le tambour à levier ne fut d'abord qu'une cuvette de cuivre munie d'un tube pour la transmission et couverte à sa partie supérieure d'une membrane de caoutchouc; le style était maintenu en contact avec la membrane au moyen d'un petit fil également en caoutchouc'. Mais les perfectionnements ne se firent pas

attendre. Un disque d'aluminium collé sur la membrane reçut à son centre une petite fourchette métallique qui s'articulait avec le levier (fig. 2 ;), et celui-ci fut rendu mobile entre les parois de la pièce qui porte la fourchette, de sorte

1, Marey, Du niouvetiitnt dans les fonctions de la vie, p. 133-13).

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