I. Marey, Du mouvement dans les jonctions de la vie, p
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demandons en outre de rendre les vibrations. Mes premiers essais dans ce sens datent du 4 avril 1886; je fis mes expériences avec un tambour, réunissant, pensions-nous, M. Verdin et moi, toutes les conditions d'une sensibilité exquise : elles échouèrent, comme elles devaient. Deux ans plus tard, au cours d'expériences que nous faisions ensemble, M. le D^ Rosapelly eut l'idée de rechercher la pression de l'air dans le nez : or, par bonheur, tous nos tambours fraîchement montés étant occupés, il en prit un vieux dont la membrane toute ratatinée avait besoin, selon nous, d'être renouvelée; mais, ô miracle! non seulement la pression de l'air était marquée, mais la ligne au lieu d'être droite, se trouvait formée d'une série de petites sinuosités. Une inscription simultanée avec les vibrations du larynx prouva que nous avions les vibrations nasales. C'est avec ce tambour, devenu tout à coup précieux pour nous, qu'ont été pris les tracés utilisés dans ma thèse sur Les modifications phonétiques du langage. Chose étonnante! nous n'eûmes, ni M. Rosapelly ni moi, l'idée d'essayer avec ce tambour l'inscription directe de la parole. Mes précédents insuccès* m'avaient conduit sur une autre voie, où j'avais réussi. Je me contentai de chercher le moyen de donner à un tambour neuf la qualité d'un vieux. J'y parvins en le chargeant de plombs pendant quelques jours et en détendant le plus possible la membrane. Les choses en restèrent là jusqu'au 15 février 1 891, où le hasard vint encore une fois me servir. Je cherchais la pression de l'air au sortir de la bouche. Or, au lieu de prendre la vitesse la plus lente du régulateur, comme je faisais d'ordinaire pour l'étude de ce phénomène, je laissai mon cylindre sur l'axe moyen qu'il occupait; et, autre circonstance favorable, n'ayant sous la main qu'un petit bout de tuyau, je m'en contentai.