‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 56 sur 213 · PHONOGRAPHE IIJ · texte numérisé non relu

PHONOGRAPHE IIJ

un mouvement d'horlogerie et un chariot ont aussi avantageusement rempkcé la manivelle primitive. La figure 49 représente lephom^aphe d'Edisoa dans son état actuel.

Le graféophoTU et U phonographe ne font, en réalité, qu'un seul appareil. Ils ne diffèrent que par des détails accessoires et peuvent se suppléer, à tel point que les sons gravés sur l'un sont reproduits par l'autre. Le graphophone, moins encombrant (9 kilos) , convient le mieux pour les excursions philologiques.

La facilité avec laquelle les vibrations s'impriment dans k cire permet d'associer le phonographe ù un autre inscripteur de la parole et aux divers appareils d'analyse. On acquiert ainsi : d'un côté, le son emmagasiné, avec sa représentation visible contrôlée par l'oreille; de l'autre, les tracés nécessaires à l'interprétation, si difficile et si complexe, des phonogrammes.

La vitesse du cylindre, qui peut varier entre 50 et 140 tours à la minute, se règle au moyen d'un écrou. Le chiffre de 120 est ccMisidéré comme le meilleur. On compte- les

né MOYENS ARTIFICIELS d'eXPÉRIMENTaTIOW

tours en effleurant du doigt une petite masse de cire collée sur le cylindre, ou la vis de l'arbre du mouvement.

Pour introduire le rouleau de cire, on abaisse la chaise de butée, et on le présente avec trois doigts, sans toucher à la surface, le bout biseauté en avant.

En soulevant le petit levier de la glissière, on rend le chariot mobile et Ton éloigne en même temps du cylindre les organes inscripteurs; en l'abaissant, on engrène le chariot et Ton met les styles en contact avec la cire.

Le style qui sert à graver n'est pas le même que celui qui répète. Il y a de même deux tubes : l'un, à embouchure, pour parler; l'autre, à deux branches, pour écouter*.

Dès qu'il parut, le phonographe fut utilisé pour les inscriptions phonétiques. M. Alfred M. Mayer, au moyen d'un levier amplificateur, traça sur un verre noirci le profil des élévations et des dépressions faites par le style dans la feuille d'étain. Le bras court de son levier était fixé à une pointe semblable au style et placé sous la membrane vibrante*. Pour obtenir ses tracés, il faisait tourner lentement le cylindre devant la plaque de verre, qui s'avançait d'un mouvement régulier.

L'expérience exigeait une double opération. M. R. Roig y Torres la réduisit à une seule. Voici comment : il remplaça la membrane métallique par une membrane de mica entièrement libre par les bords et soutenue en son centre par un axe de caoutfchouc fixé à un petit ressort; cet axe

1. On trouvera auprès des représentants de M. Edison tous les renseignements nécessaires pour le bon fonctionnement du phonographe et du graphophone.

2, Journal de physique, année X8781 p* ii4«

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